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Diplôme | La tour métropolitaine - une université verticale à Ivry (07/2013)

Libérés des idées reçues et de notre peur de s’élever, on peut alors penser le «vivre-haut».

ENSA Paris Belleville | Education

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La tour métropolitaine propose une possible solution à l’effective densité croissante des villes.

Le programme, ainsi verticalisé, offre l’avantage de l’économie du sol. L’ensemble du projet du coeur Condorcet et des logements est contenu dans le projet de la tour métropolitaine.

La variété des fonctions de l’université combinée avec une quantité importante de logements (chercheurs et étudiants) devient richesse et potentiel du projet vertical.

1.jpgvue depuis un logement vers la bibliothèqueOn se propose de traiter le projet à partir d’un parti-pris programmatique radical. Il nous faut créer de la ville au sein même de la tour. On installe une dualité forte entre les programmes d’habitations et celui de l’université.

On décide alors de conserver les constantes qui font l’essence de la ville horizontale telle qu’on la connaît. On ménagera par exemple des écarts mesurés entre logements et équipements publics.

On vit la tour dans l’image qu’elle renvoie au paysage urbain alentour mais on vit la ville dans des passages nécessaires par des extérieurs urbains contenus.  

On s’attachera à construire des sols artificiels , ersatz de ville, au moyen de grandes traversées. 

La rupture avec la ville historique se joue dans les déplacements. Le déplacement vertical n’existe pas dans la nature pour l’Homme. Cependant, si l’on pense à la densification horizontale quasi-infinie de la ville à laquelle on assiste aujourd’hui, le déplacement de l’Homme y est également assisté, par des systèmes de transports, onéreux et souvent source de pollution. Libérés des idées reçues et de notre peur de s’élever, on peut alors penser le «vivre-haut».

2.jpgvue depuis la bibliothèque vers les logementsUN PARTI-PRIS TOPOLOGIQUE

La tour métropolitaine, avant même d’être une pièce d’architecture verticale, vit dans l’idée d’une ville «autre». La ville telle qu’on la connaît doit y trouver un reflet mais se voit transcendée à travers une nouvelle manière de la vivre. C’est l’idée de la «ville debout».

Un travail topologique permet alors de fixer les constantes urbaines. Ce que l’on retrouvera dans la tour métropolitaine comme autant de madeleines de Proust, une récollection d’essences de ville. Cet enjeu trouve sa place dans le rapport avec l’espace urbain, le vide , le dehors. Ainsi, on se pose des contraintes urbaines topologiques comme par exemple la nécessité de sortir dans des espaces soumis au ciel et au vent lorsqu’il s’agit de passer d’un programme d’habitation à un programme de l’université.

Une ville, et plus largement la pratique de l’urbain, font écho au thème du passage , du seuil , de la transition. Alors dans ce bâtiment-ville, il faudra parfois ouvrir son parapluie ou se hâter, mais certaines autres fois, ces lieux urbains suspendus seront habités par les passants, les flâneurs et les travailleurs rendus solidaires par la seule raison qu’ils ont décidé de vivre ensemble en hauteur.

étienne malpart

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