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Diplôme | Tour Cormailles, la ville verticale (06/2010)

Un diplôme, une tour, une ville. Le fantasme de ville verticale est sans doute partagé par nombre d’étudiants. Ce diplôme pose différentes questions : comment assurer la mixité ? Comment intégrer l’espace public à l’objet vertical ? Comment faire des équipements des éléments structurels ?

ENSA Paris Belleville | Tours et gratte-ciel

L’idée première est de créer la ville verticale, de faire monter la ville dans la tour. A ce titre, la question de l’espace public est primordiale. Faire de la tour un élément multi- programmatique est nécessaire mais c’est avant tout l’espace public et son appropriation par l’usager qui définissent la ville. Ainsi, la tour doit former un ensemble praticable pour les piétons, aux accès et circulations d’un type «urbain», avec des rues intérieures et d’autres accès plus rapides menant à divers pôles d’usage, privés et publics. Telles sont les volontés : verticaliser la rue, le boulevard, intégrer un programme mixte, s’approprier le vide en utilisant les équipements comme éléments structurels. Respecter les polarités et les utiliser comme avantages (pont, RER, etc.) La proposition peut se décomposer en trois tours distinctes liées par des équipements à mi hauteur ainsi qu’au sommet et en pied de tour. Ces connexions permettent les circulations et offrent un avantage structurel. 02.jpg L’équipement central, à mi hauteur Proposer un équipement sur quatre niveaux telle une boîte suspendue à 60 mètres de haut est une volonté structurelle et théorique. Lier les trois tours par un équipement est une idée stratégique dans le projet de ville verticale. Véritable liaison structurelle entre les deux tours hautes, la boîte rigidifie l’ensemble. Les liaisons ainsi créées permettent un niveau d’évacuation supplémentaire, un point relais entre le sommet de tour et son pied, autres espaces d’évacuation. Si la ville est appropriable par ses espaces publics, alors la tour Cormailles devient ville verticale avec cet élément. Le gymnase, la salle de cinéma ainsi que la promenade constituent une ‘boîte équipement’ accessible depuis l’ensemble des tours environnantes mais, surtout, directement depuis la rue. Cet espace horizontal aérien devenant alors une place d’altitude, accessible et publique. Le pied de tour Avant tout, le pied de tour est travaillé différemment selon les besoins. Le rapport au sol varie selon les accès aux trois tours mais aussi à une crèche, ruban englobant un angle jusqu’à faire disparaître sa fonction première. Les halls d’entrée sont marqués par une séquence d’entrée pour l’hôtel et par l’ampleur du volume dégagé pour la tour de bureaux et de logements. Une salle de réunion fait écho, en surface rase, à la boîte volante située à mi-hauteur des tours, à l’aplomb de celle ci. Le pied de tour est clairement dédié aux accès. 03.jpg Le sommet Bibliothèque, restaurant… Le toit des deux hautes tours (123 mètres) est fermé vers l’extérieur pour cadrer les vues, limiter les sensations de vides au profit de volontés visuelles fortes, comme une vue en cinémascope sur Paris depuis le restaurant ou par ‘lame verticale’ depuis la bibliothèque. Le sommet est un lien extrêmement fort, tant visuel que fonctionnel ou structurel.

Sandro di Carlo Darsa

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Réactions

20-04-2011

voila une interpretation de la tour qui s'impose par son réalisme et par son ingéniosité !
esthétique et maitrise.

08-04-2011

j'ai adoré la forme de la tour à traver la maquette qui est aussi magnifique...on est sorti de la plastique et de l'architecture objet...on sent que c'est un projet maitrisé...BRAVO^^