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Diplôme | The Freedom Woter, Enjoy a new Landmark Experience (07/2010)

Pour ce diplôme, il s’agissait de penser la verticalité telle une tour évanescente inspirée des plantes tropicales. Du site, Miami, sont retenus les thèmes de l’eau, de la végétation et des couleurs. La tour émerge du front de mer. A l’horizon, elle signale la ville aux paquebots de croisière. «Le sémaphore attire le bateau vers lui tel un aimant».

ENSA Nantes | Tours et gratte-ciel

Miami est une ville américaine de Floride qui a été fondée en 1836. C’est un centre financier et culturel de niveau international. Derrière Jacksonville, elle est la seconde municipalité de Floride, et la 45ème ville des Etats-Unis. Son port touristique est le premier port de navires de croisières, avec un tiers de la flotte mondiale. D’où l’intérêt de développer un projet en dialogue avec ce tourisme de masse. Le site de projet se situe dans un contexte en émergence : Miami downtown se développe en effet de jour en jour. Ce site fait face au port de Miami, où, de nombreux paquebots viennent faire escale. Lorsqu’ils se déplacent le long du chenal, ce sont de vrais bâtiments flottants qui modifient le paysage urbain de la ville. L’impact fort de ce tourisme semble s’être intégré à cette ville de loisirs et de distractions. coupe.jpgEn face de ce port, nous avons l’American Airlines Arena, grand complexe de spectacles qui attire beaucoup de monde lors de matches de basket, de concerts, de représentations etc. Accolé à cette Arena, un pont concentre un très grand axe de transport routier où les camions vont et viennent pour charger et décharger les marchandises arrivant du port. Ce trafic rend difficile l’accès aux piétons vers la Miamarina qui se trouve de l’autre côté du pont. De l’autre côté de l’Arena se trouve un grand parc : le bicentennal park, aujourd’hui inaccessible. Prochainement, deux nouveaux projets vont s’y implanter : le Miami Art Museum (Herzog & de Meuron), et le Science Museum (Grimshaw Architects) qui feront écho au Miami Carnival Center (Cesar Pelli) qui regroupe l’opéra, le théâtre et une salle de concert. Juste derrière l’Arena, la Freedom Tower se laisse apercevoir. Reconnaissable par sa couleur jaune, elle fut le premier gratte ciel construit en 1925. Elle jouait le rôle de phare et illuminait la baie de Miami. Ceci participait également à la mise en valeur du journal qu’elle a abrité pendant 30 ans, le « Miami News & Metropolis ». Elle prit le nom de « Freedom Tower » suite au régime de Castro, car les émigrés arrivaient dans cette tour afin de se faire aider et commencer leur nouvelle vie. C’est dans ce contexte assez dense que vient s’implanter le projet. La « Freedom Woter » va reprendre le rôle délaissé par la Freedom Tower, celui de phare dans la ville. Pour ce faire, le projet va se placer au centre de la baie, au milieu de l’eau. Description du projet : L’intuition m’a amenée à penser cette tour comme si elle émergeait de l’eau, comme une tour évanescente inspirée des plantes tropicales. Voici un premier texte décrivant le projet au stade d’esquisse : « Il est tard. Notre paquebot pénètre dans le couloir d’eau menant au port de Miami. Du pont, je peux apercevoir une lueur rose au loin. Qu’est ce ...? Plus nous nous approchons, plus la ville illuminée se dévoile à moi. La lueur devient alors étincelle et se détache de son décor. Le sémaphore attire le bateau vers lui tel un aimant. En cheminant encore un peu, je peux deviner la tour émergeant de l’eau face à l’Arena. Elle est gracile et fuselée, empruntant ses traits à ceux des plantes grasses tropicales. La souche semble se nourrir de l’eau qu’elle effleure pour mieux tendre ses tiges vers le ciel. Les fibres se tissent et se concentrent en arrivant vers la cime. Telle une ultime respiration, la tour semble vouloir éclore et s’entrouvre délicatement, laissant la couleur faire signe. Evanescente et colorée elle nous le dit : Ca y est, nous sommes à Miami. » Le projet possède deux grands principes directeurs : offrir un point de vue pour tous, et apporter à la ville de Miami une tour signal, un objet marquant l’entrée de ville. En effet, en étant sur place, je me suis rendue compte qu’il nous était impossible d’avoir une vue sur l’ensemble de la ville, sauf si nous connaissions quelqu’un qui travaillait ou vivait dans une tour. Deuxièmement, la ville étant en construction de son paysage urbain, il me semblait important de marquer ce panorama d’un objet faisant signe, ce que nous ne trouvons pas là bas aujourd’hui. decomposition-structure.jpgLa tour se veut évanescente de jour, grâce à sa peau métallique qui reflète l’eau et ses pieds dégagés laissant la vue libre. Elle « s’efface » au profit de la vue et de ses programmes internes. De nuit, l’inverse se produit, c’est elle qui s’habille de lumière et qui devient le cœur du propos en tenant son rôle de nouveau phare. Ses programmes sont dissimulés derrière la résille métallique constituant la façade et permettent une densification progressive de la tour vers le haut (contrairement à ce qui se fait normalement dans une tour, à savoir densifier la base). Ces programmes pourront servir notamment à des spectacles et animations qui ne peuvent pas se produire dans l’Arena. Pour pouvoir bénéficier des points de vue, des bateaux feront la navette entre le canal de l’Arena et de petits pontons aux pieds de la tour. Ces plateformes sur l’eau donneront accès à une circulation verticale qui mènera au premier palier. Ce dernier contiendra des boutiques, et un accès par ascenseurs panoramiques aux 2 points de vue à 90m et 150m. Trois thèmes ressortant de Miami furent traités. En premier : le rapport à l’eau. L'élément borde toutes les îles, et le centre de la ville. Le transport maritime est un des plus importants du monde et le port se situe face à DownTown. L’eau est donc au cœur de la ville par sa géographie et par son usage. Il était important d’isoler le projet au cœur de la baie, et de jouer avec les reflets possibles. Le second composant représentatif de la ville est la végétation. Luxuriante et colorée, la végétation tropicale m’a inspirée de par ses formes courbes, ses multiples couleurs comme le fushia, le jaune. Le troisième fut le rapport aux couleurs, très présentes dans les quartiers, notamment dans les quartiers haïtien ou cubain. Les couleurs apparaissant la nuit sont toutes tirées de la ville.

Tiphanie Fievet

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Réactions

11-05-2011

je pense que vous vous intéressez à l'architecture puisque vous visitez ce site,(ni étudiant, ni prof, donc peut-être Archi ?) les goûts et les couleurs ça ne se discute pas, la recherche gratuite et maladroite je ne pense pas, c'est un projet d'étudiant, l'encouragement me semble plus approprié qu'une critique - j'espère que vous ne ferez jamais partie d'un jury d'examen, car beaucoup d'étudiants seraient recalés ! bonne lecture sur les prochains articles

03-05-2011

Ni l'un, ni l'autre, dommage.
Les éditeurs n'ont pas la parole divine.
Ce n'est pas parcequ'un projet est publié qu'il doit être adoubé par le grand nombre. Pas plus que lorsqu'un projet est publié dans un grand magazine (AMC, AA...). Pas plus non plus lorsqu'il s'agit d'un grand nom de l'architecture.
Et frustré? Sincèrement ? non.

20-04-2011

réaction d'un PROF ou d'un ETUDIANT ? l'un ou l'autre doit être frustré, ou jaloux de ne pas avoir trouvé ce thème, QUE DIRE des tours des émiras ? je pense que si ce projet a retenu l'attention du rédacteur c'est qu'il y a un petit quelque chose - Il y a plus laid que cela ( même fait par des architectes de renom ! pas vrai ?

18-04-2011

Que dire.....
Pas grand chose! Encore une recherche de forme qui semble gratuit et maladroite.
Et cela n'a malheureusement pas le mérite d'être réussi...plutot laid en somme.

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