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Diplôme | 'Transnational Tijuana', une frontière 'amicale' (10-11-2010)

"Une Friendship City à la frontière USA-Mexique" : c’est en ces termes, référence au ‘frendship park’, que Nathanael Dorent (ENSA Paris-Malaquais) a sous-titré son projet de diplôme. "La géométrie complexe de l'architecture proposée est issue de l'étude des flux humains à la frontière et des qualités paysagères du site", précise-t-il. Présentation.

Sélection de la Rédaction | ENSA Paris-Malaquais | Urbanisme et aménagement du territoire | Mexique | Nathanael Dorent

Alors que l’Homme pourrait créer un espace de partage, les territoires restent sous la souveraineté de l’Etat. Alors que les échanges économiques et culturels s’intensifient à travers le monde, les instances politiques n’ont pas changé depuis l’adoption, au 19ème siècle, de l’Etat-nation comme forme primordiale d’organisation politique des territoires. 

Les frontières deviennent alors des espaces où se met en scène cette tension entre la politique et l’économie, entre les différentes conceptions de la culture et de l’humain.

Dans un monde de plus en plus interconnecté, nous devons questionner les espaces où nous interagissons et débattons en ce qu’ils participent à l’élaboration d’un imaginaire global.

Ainsi, le travail d’aménagement du territoire ne dicte pas une définition mais ouvre des espaces tangibles afin de rassembler les peuples et les idées déliées par les frontières.

Comment la réflexion sur le ‘troisième espace’, entamée par les géographes et les théoriciens de la culture, se matérialisera-t-elle ?  

02(@NathanaelDorent)_B.jpg ‘Transnational Tijuana’ est un projet manifeste reconfigurant la frontière mexico-américaine en remplaçant le mur séparant le Border Field State Park de la ville de Tijuana par un lieu commun et politiquement ‘neutre’.

Espace transnational sur le site de l’ancien “friendship park” (existant de part et d’autre de la frontière avant la construction de l’actuel mur), le projet cherche à matérialiser la frontière comme zone d'échange culturel et social à l'échelle de la ville et du territoire.

La géométrie complexe de l'architecture proposée est issue de l'étude des flux humains à la frontière. Le projet urbain inclut également l’intégration d’une véritable stratégie paysagère, écologique et énergétique. La nouvelle “friendship city” symbolise donc la possibilité d’un “troisième espace” dépassant la souveraineté du territoire moderne fixé par l’Etat-nation. 

Nathanael Dorent

Cet article est paru en première publication dans CyberArchi le 4 février 2010.

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