Un article non signé, publié en Italie sur Archinfo le 30 avril 2010, met en évidence la conception architecturale et urbaine contemporaine réalisée par l’agence Gritti Architetti autour d’un bâtiment datant de 1934 signé de l’architecte Alziro Bergonzo. Ou comment le mouvement moderne se révèle adaptable, sans réticence, à la société du 21ème siècle.
Contexte
Nembro, une commune italienne de la province de Bergame, comprend en son centre-ville un bâtiment phare qui date de 1934, le 'Modernissimo'. Vu l’état dégradé de l’édifice et la valeur patrimoniale qu’il représente, l’administration municipale l’a inclus dans une vaste opération de reclassement urbain, laquelle inclus le réaménagement de la place (la Piazza Libertà) qui le jouxte ainsi que de nouveaux équipements publics.
Construit par l’architecte Alziro Bergonzo, cet immanquable témoignage architectural connaît une deuxième vie grâce à l’agence d’architecture italienne Gritti, mandatée pour cette opération. Ainsi, la renaissance du 'Modernissimo' témoigne du retour du mouvement moderne sur la scène architecturale italienne.
SH
MODERNISSIMO
Bergame | Archinfo
En 2005, l’agence d’architecture Gritti a été désignée pour la requalification du centre civique de Nembro. L’objectif principal était de réhabiliter et construire en gardant l’harmonie et la trame du tissu urbain datant de 1934.
Le but était que la qualité architecturale et urbaine mettent en valeur à la fois les interventions comme celles concernant la bibliothèque municipale (Archea) et le pont pour piétons et cyclistes (DAP Studio) ainsi que la place du marché et le nouveau garage souterrain (Italo Rota).
Au coeur du projet, un programme neuf (Le Centre civique) devait contribuer au renforcement des liens entre le coeur historique de la ville et la nouvelle gare de tramway de Bergame.
L’ensemble devait surtout renouveler le dialogue entre le design et les structures existantes tout en cherchant une grande intégration avec le lieu, l’élément clé de cette opération étant la réhabilitation de l’ensemble 'Modernissimo' (un ancien cinéma. NdR), un projet conçu par l’architecte Alziro Bergonzo en 1934 et inauguré l’année suivante.
La reconversion du bâtiment 'Modernissimo' et le réaménagement de la Piazza Della Libertà sont soulignés par un espace public ultra moderne. La réinterprétation du schéma original a conduit à la conception d’une salle de spectacle (un auditorium) qui pourrait aussi abriter des petites scènes de théâtre, des congrès et des conférences.
Le projet consiste notamment en l’ajout, sur la dalle principale et originelle de la salle, de gradins, indépendants des murs, qui comptent désormais 300 sièges. La structure des gradins est en béton armé et couverte de bois de bambou. Les parois latérales des escaliers forment des balcons opposés avec le mur. Le revêtement en bambou et le système des panneaux orientés ainsi que les travées renforcées offrent une meilleure acoustique à la salle.
La scène, conçue comme une boîte noire avec un plancher en bois clair, peut accueillir un orchestre de 60 musiciens.
Les installations et équipements pour le public (dont les toilettes), les loges des artistes et les vestiaires se trouvent sous les gradins, l'accès se faisant sur deux niveaux entre lesquels les architectes ont glissé un club de jazz. Un mur, érigé en bois laqué, reprenant les motifs architecturaux de la salle principale est destiné à améliorer l'acoustique de ces espaces.
Toutes les parties décoratives externes ont été soigneusement préservées. Même les couleurs et les textures des plâtres originaux ont été restaurés grâce à un minutieux travail d'échantillonnage.
Le réaménagement de la Piazza della Libertà
La place a été conçue comme une zone exclusivement piétonne autour de laquelle s’organisent les principales fonctions de la communauté. La conception de la place est un élément central caractérisé par une fioriture composée de la pierre d'Istrie d’après un motif géométrique qui met l'accent sur le lien de parenté entre les deux bâtiments conçus par Bergonzo.
Un système de réservoirs linéaires (quatre de chaque côté) définit et délimite l’espace public. Des cuves qui contiennent des arbres à feuilles caduques ombragent un ensemble de bancs publics construits en bois. Quatre fontaines superposées (deux de chaque côté) induisent divers parcours plus ou moins proches du jet d’eau principal.
La nuit, sur la place, les manifestations publiques se déroulent dans une ambiance naturelle. Les illuminations nocturnes font la distinction entre une zone éclairée et les zones d’ombre restées plus en retrait, mettant en exergue, par contraste, les lignes des façades des bâtiments et des fontaines. Ainsi, la place qui paraît unifiée au soleil prend une allure différente avec la tombée de la nuit et les jeux de lumières. Des ampoules LED de couleur bleue sont positionnées perpendiculairement à l’axe principal de la place et délimitent les passages piétons.
Le réaménagement de cet espace public est complété par la création d'un itinéraire à deux niveaux qui fédère la place et le garage avec le parc, lequel assure à son tour le lien avec le centre historique. L’éclairage de ce passage comprend des luminaires fixés au plafond. Deux îlots de bancs publics se trouvent au milieu du jardin avec, à chaque fois, une lumière bleue qui émane des poteaux.
Archinfo
30-04-2010
Adapté par : Sipane Hoh
Pour lire la version originale : www.archinfo.it/modernissimo/0,1254,53_ART_1580,00.html
_B.jpg)
vittorio gandolfi | architetto | Bergamo - Italia | 07-03-2011 à 16:17:00
Complimenti per la bella presentazione dell'intervento di Nembro che rende giustamente onore allo Studio Gritti e a Bergamo oltre che alla giovane
fotografa Francesca Perani
Continuate così, Vittorio Gandolfi
Photographe ou plasticien ? Conjuguant les talents au pluriel, Jean-Pierre Duplan brouille les frontières et offre aux lecteurs du Courrier de l’Architecte des images aux noms à peine évocateurs, images qui plongent...[Lire la suite]
_B.jpg)
Transparence, évanescence et reflets... L’édifice s’efface au profit des oeuvres exposées. Au photographe d’architecture de capter l’immatériel. En bas à droite, en haut à gauche, une...[Lire la suite]
_B.jpg)
«De l’architecture, j’aime montrer la place du bâtiment au sein de l’environnement qui l’entoure et des usagers qui le côtoient. D’aucuns découvrent alors le mélange des styles...[Lire la suite]
_B.jpg)
Ayant séjourné à Bangkok et Kuala Lumpur, Géraldine Andrieu y fut «fascinée par l'abondance qui règne dans ces deux villes, la profusion de signes visuels, le mouvement permanent, l’éveil...[Lire la suite]
_B.jpg)
«Je reprends avec bonheur ma chambre argentique. Et mon voile noir. Indispensable pour y voir clair. Large morceau de tissu, noué vrillé autour de ma taille. J'aime faire ce geste : le dénouer, le défroisser dans mon...[Lire la suite]
_B.jpg)
Transparence, évanescence et reflets... L’édifice s’efface au profit des oeuvres exposées. Au photographe d’architecture de capter l’immatériel. En bas à droite, en haut à gauche, une...[Lire la suite]
_B.jpg)