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Europe | David Chipperfield : un maître de la permanence rentre chez lui (09-03-2011)

Dans un article paru le 6 février 2011 dans The Observer, Rowan Moore dresse le portrait de l’architecte britannique David Chipperfield. «Après des décennies de succès à l’étranger, David Chipperfield acquiert enfin de la reconnaissance chez lui. Avec l’ouverture de deux galeries ce printemps - ses premières réalisations publiques en Grande Bretagne -, il explique pourquoi il préfère la substance au spectacle», souligne le journaliste.

Europe | David Chipperfield

DAVID CHIPPERFIELD : UN MAÎTRE DE LA PERMANENCE RENTRE CHEZ LUI
Rowan Moore | The Observer

David Chipperfield ne se déplace pas en hélicoptère. Il n’est pas devenu riche après un passé démuni. Il n’est pas connu pour ses coups de gueule. Il ne conçoit pas des bâtiments aux angles fous ou des acrobaties défiant la gravité ou encore des objets ressemblant à des fruits ou des légumes. Il ne porte pas de cape Miyake, n’invite pas Brad Pitt à son bureau et n’est jamais passé dans l’émission Oprah*. Il ne prétend pas que son travail représente la détresse de l’Histoire ou un avenir dynamique ou qu’il sauvera le monde via le développement durable. En bref, il est dénué des attributs qui font d’autres architectes - disons Foster, Libeskind, Gehry ou Hadid - des célébrités.

David Chipperfield a 57 ans, il est anglais et n’est doté de rien de plus exotique qu’un léger accent de l’ouest. Il fait un peu de bateau, vit au sein d’un agréable appartement au centre de Londres entouré d’objets de culture : un violoncelle, un saxophone, des livres et des DVD dans différentes langues, des cadeaux de designers italiens, des céramiques atypiques et des mots écrits par ses enfants quand ils étaient petits. Nombre de ces objets reposent dans des vitrines en verre séparant les pièces et formant un véritable musée privé.

Pendant des décennies, l’architecte a travaillé à l’étranger. Il est très demandé pour des projets conférant un aspect contemporain aux villes, généralement en relation avec une Histoire riche et malmenée. Il a construit les tribunaux de Barcelone, étendu l’île-cimetière San Michele à Venise et reconstruit le musée Neues de Berlin. Il a également aidé à forger l’identité de villes aux racines moins profondes, avec un musée à Anchorage, Alaska et une librairie à Des Moines, en Iowa. Il compose avec la dignité, la substance, la mémoire et l’art.

Jusqu’à récemment, les villes anglaises lui ont montré de la résistance. Cette année, en raison d’un revirement de situation inexplicable, tout a changé. Il a conçu deux galeries publiques, à Margate et Wakefield, qui ouvrent en avril et mai [2011]. Il travaille sur un projet d’aménagement à proximité de la station Waterloo, sur un autre à côté de Buckingham Palace et sur une parcelle résidentielle à Kensington. Il conçoit des maisons à la facture huppée quoique mesurée à Kensington et Oxfordshire. La semaine prochaine, comme pour consacrer sa nouvelle notoriété anglaise, il recevra, en février [2011], la 'Royal Gold Medal', le prix architectural le plus important du pays.

Chipperfield parle avec insistance et passion d’architecture, des choses qui, selon lui, comptent en la matière et de celles qui ne comptent pas. Il aime la 'permanence', la 'substance', le 'sens' et n’aime pas les créations spectaculaires injustifiées. «Je ne pense pas que l’architecture soit radicale», dit-il. «Comment un bâtiment qui se conçoit en plusieurs années et qui coûte des millions peut-il être radical ?» Il est généralement bien trop diplomate pour désigner des noms et quand il en mentionne un, celui de Zaha Hadid, il est précautionneux quant à saluer son 'réel génie' même s’il est clair que les bâtiments de cet architecte font partie de ceux qu’il a en tête quand il critique «l’application bon gré mal gré du génie».

Il pense que l’architecture a tendance à alterner entre 'artifices complaisants' et 'outil au service des promoteurs'. «L’architecture s’est recroquevillée sur elle-même, elle est devenue nombriliste», dit-il. «C’est devenu soit un spectacle soit un sujet assujetti aux forces commerciales». D’une part, des architectes de renom dessinent des musées à l’aspect extravagant et des tours qui monopolisent l’attention des médias. De l’autre, des pans entiers de villes sont construits sans discussion préalable. Il cite Paddington Basin, un projet à l’ouest de Londres. «D’où vient donc ce projet ? Il s’agit d’un terrain agricole. Pris séparément, ses bâtiments ne sont peut être pas répréhensibles mais ne devrait-il pas y avoir une réflexion sur l’apport de ce projet à l’échelle urbaine plutôt qu’un simple enjeu de promotion ?».

02(@Joseph)_B.jpgChipperfield aime comparer l’Allemagne avec l’Angleterre. L’Allemagne lui a offert 'l’expérience d’une vie' avec la reconstruction du Musée Neues à Berlin. L’Angleterre lui a offert le siège social de la BBC à Glasgow, qui lui fut attribué avec grandiloquence, pour lui être ensuite retiré en faveur d’architectes d’exécution, résultant en une grossière version du projet d’origine.

Avec le musée Neues, Chipperfield prit en main un bâtiment phare du XIXe siècle, endommagé par les bombardements puis par la négligence de l’ancien régime est-allemand et le rendit à sa fonction d’origine de musée de trésors antiques. Son idée ne consistait pas à créer un parfait simulacre du bâtiment d’avant-guerre, ni à juxtaposer un élément cristallin à l’épave mais à créer une fusion entre le bâtiment d’origine, les ruines et un nouvel aspect. Certaines pièces furent restaurées pour retrouver leur lustre d’antan mais la plupart furent simplement nettoyées et conservées dans l’état en lequel il les trouva, dotées de fragments de décoration pendus à la brique ou la pierre apparentes. Si nécessaire, de nouvelles structures furent construites, en écho à l’ancienne mais sans la plagier.

Les espaces du musée sont constitués de différentes strates temporelles : celle du bâtiment d’origine et de ses transformations ultérieures, celle des bombardements et de la période de déclin, celle de la restauration, le temps 'archéologique' des expositions et celui des visiteurs. Il a fallu 12 ans pour réaliser le projet, depuis son attribution à Chipperfield en 1997 jusqu’à l’ouverture du musée à l’automne dernier, des années d’égards patients pour chaque fragment et morceau de mur, de diplomatie et de batailles, de controverses. «La différence entre la bonne et la mauvaise architecture est le temps qu’on y consacre», souligne l’architecte ; en l’occurrence, du temps, il en eut suffisamment.

Des détracteurs firent appel à l’UNESCO pour dénoncer 'le danger' que représentait l’approche de Chipperfield et il fut publiquement accusé de fétichiser la destruction, de ressasser de façon malsaine les horreurs des années 1940. Il argua que son objectif n’était pas de «mettre l’accent sur les destructions mais sur la beauté propre à l’endroit». Le musée finit par ouvrir ses portes sous les louanges générales et Angela Merkel, auparavant réticente, le définit comme «l’un des musées les plus importants de l’histoire culturelle de l’Europe». Les Berlinois firent la queue pendant trois heures lors du week-end d’ouverture et le lieu a attiré 1,4 millions de visiteurs dans les 15 mois suivant son ouverture.

Chipperfield dit qu’il fut nerveux au moment d’accepter le projet. «Je pensais que j’allais passer dix ans à restaurer». Sa femme Evelyn lui demanda s’il était certain de vouloir le faire. «Elle pensait que j’allais beaucoup travailler pour finir par un vieux bâtiment qui était déjà là». Aujourd’hui, dit-il, «rien ne peut se mesurer à un projet qui appelle de telles émotions».

03(@Guerretto)_B.jpgSelon Chipperfield, il existe en Allemagne «l’idée qu’une ville doit être structurée par quelque chose». Ce quelque chose est affaire de débat public, via lequel «les gens ont droit de cité». Au sein d’un tel débat, un architecte «doit être un chef de file intellectuel» mais il doit également travailler à bien exprimer sa position. Parfois, les plans sont soumis à référendum. «Cela peut être frustrant», dit Chipperfield «mais quand les gens font montre d’un tel attachement à la ville il ne faut pas en prendre grief».

Il dit qu’en Angleterre «les gens se mobilisent pour ce qui se passe près de chez eux» mais sont moins concernés par les villes dans leur ensemble. «Les formes d’une ville ne sont pas soumises à discussion dans notre système de planification» et les architectes sont simplement perçus comme des «fournisseurs de services» et non comme des citoyens dotés d’une mission plus large au regard de la société. Il y a de la réticence à penser les oeuvres culturelles comme telles. Les musées sont plutôt définis en termes de régénération, autrement dit au regard de 'leur résultat économique'. «Cela me met mal à l’aise», dit Chipperfield. «Cela dote un bâtiment d’attentes injustifiées. Construire un musée devrait être de l’ordre du désir».

Si un architecte exprime ses idées, «il est qualifié d’arrogant». Quand il discute avec des clients anglais, David Chipperfield se prend parfois à penser «attendez, c’est pour vous que je fais ça. J’essaie d’en faire quelque chose de bien. Pourquoi suis-je donc perçu comme un rouage embarrassant du système ?».

Le pays qui lui convient le mieux n’est pas difficile à deviner mais l’architecte essaye d’éviter les jugements à l’emporte pièce. De Berlin, il dit que c’est facile de critiquer la promotion immobilière «quand il y en a peu». A l’inverse, dit-il, «Londres est une ville à l’énergie et à la vitalité incroyables». D’ailleurs, les clients anglais commencent enfin à l’apprécier, surtout depuis les deux galeries qui ouvrent ce printemps.

L’une est la Turner Contemporary à Margate, la ville où le plus grand peintre anglais trouva refuge et où la côte inspira nombre de ses grandes compositions. Sur l’un des sites proéminents du front de mer seront organisées des expositions temporaires accompagnées de toiles de Turner prêtées par la Tate.

A cet endroit, Chipperfield a succédé à la tentative romantique, ambitieuse mais aussi désastreuse de mise en oeuvre d’un objet à la forme de coquille des architectes norvégiens Snøhetta. Ce projet s’est soldé avec un accord obtenu hors tribunal et un versement au conseil municipal du Kent.

«Le client fut traumatisé», dit Chipperfield, «et avait moins de financements qu’au départ». L’architecte conçut donc «un bâtiment simple et rassurant» qui ressemble à un abri mais offre néanmoins une présence 'robuste' sur le front de mer. Le concepteur a concentré son énergie à capturer l’exceptionnelle lumière inondant la côte du Kent, que Turner décrivit comme «l’une des plus belles d’Europe», pour la diriger vers l’intérieur du bâtiment. «Le jeu de lumière intérieur est fantastique», dit Chipperfield, «c’est ce qu’on a fait de mieux et ce que j’ai vu de mieux depuis longtemps».

04(@NickPotter)_S.jpgL’autre galerie est la Hepworth galerie à Wakefield. Elle abritera notamment des sculptures de Barbara Hepworth, native de la ville et des oeuvres de ses contemporains dont Mondrian, Giacometti et Ben Nicholson. C’est le genre de trésor inattendu qui surgit dans des villes régionales anglaises, où l’héritage de puissances industrielles finança de nombreuses initiatives de mécénats artistiques avant de disparaître. La galerie est vaste, plus de 5.000m². Elle est présentée comme l’espace d’exposition le plus conséquent construit à cet effet en dehors de Londres.

La galerie à Wakefield est composée d’un regroupement irrégulier de dix pavillons implantés au sein de la River Calder, aux toits anglés en écho au contexte industriel. Les pavillons forment un ensemble sombre au sein duquel s’ouvrent des intérieurs lumineux. A l’instar de la plupart des galeries de Chipperfield, l’art est au coeur de l’attention, ainsi que la lumière. La taille des espaces d’exposition varie selon les différentes expositions et la lumière, frontale ou latérale, y est délicatement modulée. «Les artistes et les employés du musée pensent que c’est fantastique», dit Chipperfield, mais il n’est pas encore assuré de la réaction de la population locale. «Le véritable défi réside dans l’acceptation de cette greffe par le corps de Wakefield».

Le point commun à tous ces projets est le désir de faire ressortir le meilleur d’une commande ou d’un site : les ruines à Berlin, la lumière à Margate, l’art à Wakefield. On peut ajouter à l’énumération le Musée Folkwang à Essen, en Allemagne, où une belle collection de pièces du 20è siècle est présentée au sein d’un bâtiment à l’apparence trompeusement simple. Ici, dit-il, «la décision la plus importante était d’installer toutes les galeries au même niveau. C’est la façon la plus démocratique et confortable d’admirer des oeuvres d’art et c’est ce qui en fait un musée agréable à parcourir. Personne ne sait pourquoi l’endroit est agréable et il n’y a pas de raison de le savoir. Mais c’est ce qui me procure de la satisfaction».

Cela ne signifie pas que ses bâtiments soient timides et effacés. Ils ont au contraire, avec leurs angles aigus et leurs lignes droites, une forte présence. L’architecte aime la maçonnerie et le béton, qui affichent la structure d’un bâtiment, sa masse. A ce titre, il s’oppose délibérément aux constructions de l’industrie contemporaine, soit à l’assemblage de pièces préfabriquées résultant en structures à l’apparence fragile. Il adhère, peut-être trop, à l’idée classique que l’architecture est affaire de matériaux mis à nu et de structure apparente. Mobilité, surface, illusion ou lumière artificielle sont moins importantes pour lui.

05(@NickPotter)_B.jpgIl aime la force de la permanence et se montre sceptique quant au fantasme d’architecte de créer des bâtiments aussi légers et éphémères que des aéroplanes ou des tentes. «Dans tous les cas, il faut creuser dans le sol et y verser du béton», dit-il. «Combien pèse réellement ton bâtiment Mr Foster ?», demande-t-il en référence au film hagiographique récemment diffusé sur Norman Foster, dans lequel est notamment célébrée la légèreté de ses bâtiments. «Si je pensais que l’architecture est nomade et légère, ça m’intéresserait, mais telle n’est pas la réalité».

Il met l’accent sur des questions moins séduisantes, tel «l’aspect d’un bâtiment dans cinq ou dix ans. La façon de concevoir est essentielle. Les principes constructifs du Musée Neues sont remarquables même au regard des standards allemands et les gens sont conscients d’une telle qualité. Le concept n’aurait pas été aussi convaincant sans cette qualité de construction».

Il s’oppose à l’idée que les architectes se répartissent entre génies chaotiques qui peinent à gérer leurs agences et ennuyeux entrepreneurs. Il veut diriger une agence qui «paie ses employés, s’amuse et aime ce qu’elle fait». Il est fondamentalement confiant en ce qu’il fait et ne se montre pas faux timide quand il estime avoir fait quelque chose de bien mais il prétend être «très conscient que notre travail est ennuyeux. Je me sens très commun... Parfois, je me fais l’effet d’un dinosaure».

Il n’est pas le plus éloquent des architectes et certains de ses bâtiments sont la cible de moqueries. Il est possible, en y regardant distraitement, de dire que ses tribunaux à Barcelone ont l’aspect de prisons, où les accusés seraient coupables jusqu’à preuve du contraire. D’aucuns utiliseraient le mot 'bunker' à propos du béton gris de Hepworth. Pour autant, David Chipperfield parle constamment de combler le public. Il aime ces réunions publiques permettant aux gens de s’exprimer et où il peut expliquer ce qu’il fait.

«Quand vos idées sont solides», dit Chipperfield «et quand vous ne jouez aucun jeu, ce n’est pas difficile à expliquer. Si un espace est formidable ou s’il offre une expérience particulière, les gens le comprennent. Les professionnels compliquent souvent davantage les choses qu’elles ne le nécessitent. Ils doivent se prémunir de trop de complaisance». Il décrit un centre commercial qu’il est en train de finaliser à Vienne ; le propriétaire, n’ayant pourtant pas de connaissances en architecture, en est ravi. «C’est juste un centre commercial doté de larges ouvertures et de murs de pierre. C’est tout».

David Chipperfield est un architecte qui lit des livres. Pour lui, un bâtiment n’est pas un objet isolé mais le composant d’une culture plus vaste. Pour autant, il parle avec détails de son savoir-faire. Cette alliance est plus rare qu’il n’y paraît et il faut espérer qu’elle survive à son 'intégration' en Angleterre. Laisser les idées les plus complexes à la douane est souvent pour les architectes une condition de reconnaissance ici. Le défi pour Chipperfield est de s’assurer que cela ne lui arrivera pas.

Rowan Moore | The Observer
06-02-2011
Adapté par : Emmanuelle Borne

Les photographies de la galerie Hepworth sont signées Nick Potter, dont le site internet est : www.nickpotter.net

* Oprah Gail Winfrey est une personnalité américaine du monde des médias, notamment productrice et éditrice de magazines. Elle est surtout connue pour son 'talk show' The Oprah Winfrey Show qui a gagné plusieurs prix et est devenu le programme le plus vu de l’histoire télévisuelle. Elle a été classée personnalité afro-américaine la plus riche du XXe siècle. Selon le magazine Forbes, elle représente la deuxième fortune de l'industrie du divertissement.

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