Le 1er mars 2011, l’Institut Européen du Cuivre (ECI) et le Centre Italien du Cuivre ont annoncé à Milan les résultats de la 3e édition du concours international de design 'Vivre avec le Cuivre'. Choisis parmi plus de 350 participants, les lauréats ont su convaincre le jury en mettant judicieusement à profit les propriétés intrinsèques du cuivre pour des objets du quotidien : radiateurs, luminaires, objets de décoration...
Ce succès confirme l’intérêt suscité par le cuivre et ses propriétés uniques auprès des designers. Dans la catégorie 'Professionnels', le premier prix a été attribué au designer italien Emanuele Magini, pour son projet 'Willy', qui tire parti de l’excellente conductivité thermique du métal rouge.
Côté étudiants, la France se distingue pour la 2e année consécutive avec l’obtention du 1er prix par Anaick Lejart pour sa création '4,5mm' et de quatre mentions honorables.
Le concours de référence sur le design du cuivre renforce son succès
Le concours international de design 'Vivre avec le cuivre' récompense des objets en cuivre ou en alliage de cuivre, destinés à nos intérieurs et tirant parti des propriétés intrinsèques du métal rouge : conductivité, malléabilité, gamme étendue de couleurs, qualités antibactériennes... Pour cette 3e édition, 353 candidatures issues du monde entier (16 pays ont concouru cette année) ont été reçues, soit une augmentation de 170% par rapport à la précédente édition en 2008-2009. Ce succès confirme l’engouement des designers pour le métal rouge : ses caractéristiques techniques et son potentiel décoratif offrent aux concepteurs de très nombreuses possibilités.
Le jury, composé de professionnels du design comme Antonia Astori, Giulio Lacchetti ou encore Marco Romanelli, a salué la qualité de la réflexion sur le matériau et la richesse artistique des projets reçus. Les candidats primés sont ceux qui ont su le mieux répondre à la question suivante : comment le cuivre nous permet-il de réinventer nos objets, d’améliorer leur fonctionnalité, de transformer nos usages ?
Les lauréats, étudiants et jeunes professionnels, ont reçu des prix allant de 1.500 à 4.000€.
La catégorie 'professionnels' : variation cuivrée sur la forme et la couleur
1er prix : 'Willy', par Emanuele Magini (Milan, Italie)
Constitué de tubes de cuivre, 'Willy' est un radiateur qui prend la forme - et la fonction ! - d’un étendoir à linge. Le créateur tire parti de la grande malléabilité du cuivre pour jouer sur la perspective et transformer le traditionnel radiateur en un objet déco décalé qui semble tout-droit sorti d’une bande-dessinée. Par un effet d’optique, le radiateur prend des allures de séchoir et devient fonctionnel et décoratif. L’incontournable et rébarbatif séchoir devient quant à lui un radiateur design, tirant parti de l’excellente conductivité thermique du métal rouge. Avec 'Willy', Emanuele Magini montre que les propriétés d’un matériau permettent de reconfigurer la fonctionnalité des objets et de libérer de la place dans les intérieurs !
2e prix : 'Segui la tua passione', d’Ernesto Messineo (Turin, Italie)
Ernesto Messnineo a imaginé une série de pots de fleur inspirée par le large éventail de couleur qu’offrent les alliages du cuivre. Les teintes, allant du vieux rose au gris argent en passant par le vert mordoré, sont obtenues grâce à la variation de la teneur en métaux présents dans les différents alliages : laiton, bronze, cupronickel, etc. D’une hauteur de 56 ou 80cm, chacun des pots affiche un code (famille d’alliage, composition chimique) permettant d’identifier sa couleur, à la manière d’un nuancier pantone. Le tableau périodique des éléments du chimiste et le nuancier du peintre se rencontrent pour matérialiser la variété et la richesse des alliages de cuivre.
La catégorie 'étudiants' : 5 récompenses pour la France, le 1er rôle au cuivre
Cette 3e édition consacre l’excellence des écoles françaises de design, qui remportent le 1er prix et pas moins de quatre mentions, avec une spécialité : le luminaire. Le cuivre est au coeur des dispositifs d’éclairage, du fait de sa conductivité électrique incomparable. A travers leurs projets, les étudiants primés font sortir le cuivre de son rôle de simple figurant/composant pour révéler sa place centrale dans les objets lumineux.
1er prix étudiant : '4,5mm', par Anaick Lejart de l’Ecole Nationale des Arts Appliqués et des Métiers d’Art (ENSAAMA) de Paris
Dans la suspension d’Anaick Lejart, ce sont les fils électriques qui deviennent l’élément central de la lampe. Habituellement cachés dans les murs de nos maisons, ils sont ici symbolisés par un réseau de filaments en cuivre, comme une toile tissée par la fée électricité. La légèreté et la souplesse du cuivre permettent de donner un aspect vaporeux, presque organique à l’objet qui peut être modifié et ajusté librement en fonction des goûts et de l’humeur (le courant électrique passe par un mince tube central, au milieu la structure). Par une image très poétique, '4,5mm' propose d’assimiler la lumière à la puissance du geste, plutôt qu’à l’objet fini que constitue une lampe.
Les quatre mentions du prix étudiant :
'Copper Bells', par Adrien Goubet de l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) de Paris
Le jeune designer se joue du stéréotype de la lampe en cuivre ancienne et donne à ses 'Copper Bells' un aspect très contemporain grâce au principe de l’éclairage indirect. Le métal rouge est ici utilisé pour sa grande faculté à réfléchir la lumière. Grâce à son aspect brillant et à sa couleur feu, le socle en cuivre poli reflète la lumière blanche produite par les LED dans un contraste chromatique saisissant.
'Fago' par Manon Leblanc de l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg
Avec sa suspension 'Fago', l’étudiante propose un luminaire interactif qui exploite la conductivité électrique du cuivre et sa capacité à réfléchir pleinement la lumière.
Par un système de polarisation entre un large plateau et des tiges en cuivre modulables, l’utilisateur peut jouer sur l’intensité de la lumière en modifiant l’agencement des tiges posées sur le plateau.
'Elica Radiator', par Camille Philippon de L’ENSAAMA de Paris
Ce radiateur électrique mural permet de chauffer une pièce entière grâce à l’excellente conductivité thermique du cuivre. Sa particularité esthétique réside dans la forme torsadée de ses éléments. Composé de différents modules pivotant, ce radiateur peut servir d’étendoir à linge ou de chauffe-serviette._B.jpg)
'Light up your brain', par Yoo Ji Yeon de l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg
Cette lampe a séduit le jury par l’élégance de son abat-jour composé de fibres de cuivre tissées. La lumière passe à travers en créant des effets de projection poétiques. Ce travail d’orfèvre est rendu possible par la grande malléabilité du cuivre et son importante ductilité (capacité à être étiré sans se rompre).
Pour Julien Lanoo, ce sont des détails, tels «des petits plis», qui rendent vivantes ses images. Mieux encore, ce photographe aime travailler une forme de champ-contrechamp qui donne ces profils si particuliers aux bâtiments...[Lire la suite]
_B.jpg)
«Je trouve la phase du chantier toujours particulièrement photogénique», souligne Clément Guillaume. Ayant notamment fait ses armes en tant que portraitiste, ce photographe se tourne vers l’architecture en...[Lire la suite]
_B.jpg)
En guise de carte blanche, voici un reportage sur l’immeuble de bureaux 'Ehundura', conçu par l'agence Leibar et Seigneurin Architectes sur l'Ile de Nantes. Si le projet n’est pas commun, Patrick Miara met ici en valeur les...[Lire la suite]
_B.jpg)
Dans le cadre de l’exposition 'Olympiades, Paris 13e, une modernité contemporaine', organisée au pavillon de l’Arsenal, à Paris, du 7 février au 31 mars 2013, Vincent Fillon offrait sa vision de ce quartier...[Lire la suite]
_B.jpg)
«Je trouve la phase du chantier toujours particulièrement photogénique», souligne Clément Guillaume. Ayant notamment fait ses armes en tant que portraitiste, ce photographe se tourne vers l’architecture en...[Lire la suite]
_B.jpg)
Arnaud Thomas est photographe d'architecture «pour le design, la philosophie, les courbes et les droites, les couleurs et les matériaux bruts». Arnaud Thomas est photographe de paysages «pour l'ouverture des perspectives,...[Lire la suite]
_B.jpg)