La Semaine Africaine, bi-hebdomadaire d’information et d’action sociale appartenant à la Conférence Episcopale du Congo (C.E.C.) paraissant au Congo-Brazzaville, inaugurait le 1er avril 2011, dans un article non signé, la basilique Sainte-Anne, conçue dès 1943 par l’architecte français Roger Erell, finalement dotée de sa flèche. Une inscription dans le temps.
EGLISE CATHOLIQUE AU CONGO : LA BASILIQUE SAINTE-ANNE, ENFIN ACHEVEE !
La Semaine Africaine
BRAZZAVILLE - Vendredi 25 mars 2011 est un grand jour pour les chrétiens du Congo en général et ceux de l’archidiocèse de Brazzaville en particulier. Après les travaux de réhabilitation et d’achèvement, financés en grande partie par l’Etat congolais, la basilique Sainte-Anne du Congo, sanctuaire historique de la France-Libre, a été enfin inaugurée par le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso et consacrée par l’archevêque, Mgr Anatole Milandou.
Le concours de l’Etat et de l’Eglise a été nécessaire pour qu’enfin cet édifice religieux, à l’architecture en voûte, soit totalement achevé et ouvert au culte, en présence de nombreux prélats, dont le cardinal Laurent Monsengwo-Pasinya, archevêque de Kinshasa, en RDC.
La cérémonie d’inauguration du monument Sainte-Anne et de sa consécration a rassemblé hommes d’Eglise et d’Etat. Le président de la République était accompagné de son épouse, Antoinette Sassou Nguesso, marraine du projet de réhabilitation et d’achèvement de la basilique Sainte-Anne du Congo. Parmi les prélats, il y avait Mgr Jan Romeo Pawlowski, nonce apostolique au Congo et au Gabon, des évêques venus de France, de la République Démocratique du Congo, du Cameroun, du Tchad, de la RCA, du Gabon et ceux du Congo. On notait aussi la présence des membres du gouvernement, des parlementaires, des ambassadeurs et chefs de mission diplomatique, des autorités politico-militaires et civiles et de nombreux chrétiens.
Cette cérémonie a connu deux temps forts : l’inauguration par le chef de l’Etat et la bénédiction par l’archevêque métropolitain de Brazzaville.
Avant la cérémonie d’inauguration, trois allocutions ont été prononcées par Jacques Elion, administrateur-maire de l’arrondissement 3 Poto-Poto, Georges Emmanuel Zoula, vice-président de la commission diocésaine pour la réhabilitation de la basilique Sainte-Anne du Congo et Jean Claude Gakosso, ministre de la culture et des arts, maître d’oeuvre associé, avec l’archidiocèse de Brazzaville.
Dans son discours de bienvenue, Jacques Elion a retracé l’historique de l’arrondissement 3 Poto-Poto, quartier cosmopolite qui abrite la basilique, un édifice plein d’histoire, marqué par un cheminement particulier.
Georges Emmanuel Zoula a remercié le couple présidentiel pour son implication et sa sollicitude dans le processus de réhabilitation et d’achèvement de la basilique Sainte-Anne. Il s’est particulièrement appesanti sur la genèse du projet de construction de cette basilique, le contexte de sa réalisation, le rappel historique des conflits armés qui l’avaient sérieusement endommagée.
Construite à partir de mars 1943 et inaugurée le 1er novembre 1949, l’oeuvre ne fut pas complètement achevée car son concepteur, l’architecte français Roger Erell, n’était pas parvenu à concevoir la flèche unique au monde qu’il voulait pour le clocher.
La basilique est donc restée, pendant des années, avec un toit provisoire sur son clocher.
La guerre dévastatrice de juin à octobre 1997 n’a pas épargné ce lieu de culte et monument historique, dont le toit en tuiles vertes était tristement et sérieusement endommagé. Il fallait faire quelque chose pour ne pas perdre ce monument, symbole parmi d’autres de l’histoire du Congo. Cela avait commencé par le bâchage de sa toiture, avant la réhabilitation du toit en tuiles à proprement parler.
Depuis 1943, il s’est passé 68 ans pour qu’enfin la basilique Sainte-Anne soit achevée, grâce à des financements divers, comme à ses débuts. De la réhabilitation après la guerre de 1997, à l’érection du clocher, des quêtes paroissiales et publiques, des concerts, des produits de la vente des albums de la 'Messe des Piroguiers', ont permis de recueillir près de 327.256.940 francs CFA* (environ 500.000€).
L’ambassade de France avait pris en charge le transport des tuiles fabriquées à Aix-en-Provence (France) au chantier de Brazzaville à hauteur de 76.840.465 francs CFA (117.000€). Marraine du projet, Antoinette Sassou Nguesso a pesé de tout son poids dans la recherche des soutiens auprès des entreprises comme Elf (aujourd’hui Total) et la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo). Sensible à l’importance de l’édifice dans l’histoire de son pays, le président Denis Sassou Nguesso a amené le gouvernement à soutenir financièrement sa réhabilitation et son achèvement. Le concours de l’Etat a été décisif dans la réalisation des travaux jusqu’à terme. Selon Georges Emmanuel Zoula, la restauration de la basilique a figuré au budget d’investissement de l’Etat depuis 2002. Et le financement total de l’Etat s’est élevé à 1 milliard 560 millions de francs CFA (environ 2,5M€).
Le ministre Jean Claude Gakosso, quant à lui, a rendu hommage aux personnes qui ont participé à la construction de cet édifice historique : «la basilique Sainte-Anne à l’inauguration et à la bénédiction de laquelle nous participons ce jour est née d’une idée pieuse et d’un serment de justice humaine, l’idée noble de doter Brazzaville d’un sanctuaire dédié aux soldats blancs et noirs tombés aux champs d’honneur. Le projet fut effectivement réalisé par Mgr Paul Biéchy, Félix Eboué, le Général De Gaulle, qui le qualifieront avec des périphrases du genre : 'Sanctuaire-souvenir de l’AEF et de la France-Libre, symbole de la liberté des peuples, basilique de la liberté et cathédrale unanime'», a-t-il rappelé.
Le ministre de la culture voit dans cet édifice, une oeuvre d’art accomplie : «cette magnifique oeuvre architecturale est, au fond, digne d’un musée d’art. Elle est, en effet, toute dédiée à l’art car, dès le lancement du projet, l’architecte Roger Erell imaginait Sainte-Anne comme un des hauts lieux de célébration et de sublimation des arts congolais contemporains. Benoît Konongo réalisa, pour le compte de l’Eglise, les statues de Sainte-Marie, Sainte-Anne et de Saint-Joseph, la grande croix en bois d’ébène, réhabilitée et désormais suspendue au-dessus du choeur».
Au terme des trois allocutions, le chef de l’Etat a procédé à la coupure du ruban symbolique, au dévoilement de la plaque portant les inscriptions de la façade principale et à une visite guidée de la basilique rénovée et complètement achevée.
La deuxième partie, consacrée à la bénédiction de la basilique s’est déroulée au cours d’une célébration eucharistique en la basilique restaurée, présidée par Mgr Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville, entouré de tous les évêques présents dont le cardinal, en présence de tous les officiels. Il a béni les murs de la basilique et l’autel. Dans son homélie, il a fait le parallèle entre la solennité de l’Annonciation (visite de l’ange Gabriel à Marie), célébrée ce jour-là et la cérémonie d’inauguration et de bénédiction de la basilique.
L’ordinaire de Brazzaville a demandé aux chrétiens de rendre grâce à Dieu pour ses bienfaits, de travailler la main dans la main, pour le développement du pays. «Permettez-moi, Monsieur le président de la République, de vous dire que nous pouvons beaucoup faire ensemble. Cette basilique qui nous abrite maintenant est l’oeuvre conjointe de l’Etat congolais et de l’Eglise catholique au Congo. Nous l’avons réalisée la main dans la main. Nous avons travaillé harmonieusement, dans un partenariat qui n’a souffert d’aucune difficulté ou défaillance. Tout a été fait dans la cohésion et dans le respect des exigences des uns et des autres», a-t-il dit, tout en remerciant particulièrement le couple présidentiel pour son implication et son apport inestimable.
Dans son mot de remerciements, l’archevêque de Brazzaville a loué la générosité de tous ceux qui ont contribué à la construction et à la réhabilitation de cet édifice. Avant la fin de la cérémonie, le président de la République a signé le livre d’or de la basilique Sainte-Anne, reçu un cadeau offert au couple présidentiel par la Conférence épiscopale, avant de partager un apéritif avec l’ensemble des officiels.
Avant son inauguration et sa consécration, quelques dates clés marquent le processus de réhabilitation de ce sanctuaire :
Avec cette basilique rénovée et totalement achevée, le rêve devient réalité pour les chrétiens du Congo.
La Semaine Africaine
01-04-2011
Recherche : Sipane Hoh et la rédaction
* 1 XAF (franc CFA) = 0,00152449 EUR
bery | etudiante | du nord owando | 11-05-2012 à 21:24:00
je suis tres heureuse d'apprendre les travaux de sainte Anne sont achevé car j 'ai été baptisé confirmé dans cette basilique , celui qui avait celebret la messe c'est l'abbe kinko je m 'appelle Nieubou stellaablavi j'aimeri que ml'on puisse s'il vous plait m'envoyé ma carte de bapteme ma grande mere dada (oya berthe marie) vit à brazzaville et moi je suis actuellement au Gabon .j'aimerai avoir le contact de l'abbé kinkouni roland voici mon numero 0024106722366
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