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Cahier Spécial - En direct de Batimat - Jeudi 10 novembre

Interview | 'Mon oncle' au parking (10-11-2011)

De quoi faire rêver M. Arpel. Un bouton, sinon une télécommande et, en un bref instant, la mécanique des engrenages s’engage. Le véhicule, sur sa plateforme, se déplace seul. Arrivé sur le convoyeur, il est accessible. Patrick de Montlivault, gérant de Alinéa Park (Hall 3 H82), distributeur exclusif des produits Wöhr sur le marché français, argumente sa conception des espaces de parking.

Batimat | France

Le Courrier de l’Architecte : Pourquoi des architectes devraient faire appel à vous ?

Patrick de Montlivault : En France, il y a une obligation, parfois contraignante, quant au nombre de places de parking. Il s’agit de créer pour chaque logement construit 1,2 voire 1,5 places de parking. Un architecte peut alors se trouver confronté à un manque d’espace. Il sera pour lui moins coûteux de faire appel à nos systèmes que de creuser un deuxième sous-sol.

Dans quel autre cas vos systèmes sont ils pertinents ? Appellent-ils un surcoût ?

Dès qu’il faut, pour créer un parking, creuser la roche par exemple ou encore, quand la construction se situe en zone inondable, il y a nécessité dans un parking traditionnel de cuveler l’ensemble du parking pour qu’il soit étanche. De fait, nos solutions n’appellent pas systématiquement un surcoût.

Nos systèmes sont également pertinents pour faire gagner de la SHON, surface qui se vend cher. Si le parking est compact, la rentabilité du programme immobilier augmente. Ceci vaut aussi bien pour le logement que pour le tertiaire.

Pourquoi vos systèmes ne sont-ils pas plus répandus en France ?

La France n’a pas l’habitude de ces systèmes. Les architectes se sont montrés réticents, de prime abord, notamment quand il s’agissait de concevoir des parkings de grande capacité.

D’autre part, nos dispositifs sont en structure acier ; or, les grandes entreprises de construction sont, en France, des entreprises de béton et nos solutions diminuent leur cubage.

Enfin, les habitudes sont différentes. Aux Etats-Unis et au Japon, les parkings mécaniques et automatiques sont utilisés depuis plus de quarante ans.

02(@woehr)_S.jpgA quels types de programme s’adressent vos solutions ?

A tout type de programme, aussi bien de l’habitat, social ou de luxe, que du bureau. Nous avons également fait des parkings publics à Cannes, Nice, Marseille ou même Budapest. Les plus spectaculaires sont sans doute une tour de logements à Singapour et une autre à Philadelphie, d’environ 25 étages. La voiture arrive directement dans l’appartement. Les systèmes automatiques ne transportent en général aucune personne, du moins en France.

Quelles solutions proposez-vous ?

Nous proposons des parkings mécanisés. Ils sont les plus simples et les moins coûteux. Il faut pour ce dispositif compter 4.500 euros la place, fourniture et pose incluses, gros oeuvre exclu.

Dans ce cas, nous superposons deux à trois voitures. Les parkings semi-automatiques proposent des plates-formes qui se déplacent automatiquement contrairement au parking mécanisé où l’usager 'appelle' la plate-forme au moyen d’un bouton poussoir. Il faut alors débourser entre 6.000 et 10.000 euros la place selon le nombre.

Dans le cas d'un parking automatique, l’usager entre son véhicule dans un sas puis le système prend en charge la voiture et la stationne. Les prix sont plus élevés, entre 16.000 et 21.000 euros.

03(@woehr)_B.jpgComment abordez-vous votre collaboration avec les architectes ?

Nous sommes mis à contribution lors de la pré-étude des projets. Nous aidons les architectes à configurer le système. Nous leur donnons alors une enveloppe budgétaire. Cette étape est faite sur plan. Si le projet s’intègre et si économiquement il est réalisable pour la maîtrise d’ouvrage, alors nous préparons un devis dont les prix sont fermes et définitifs.

Nous pouvons également mettre en oeuvre nos dispositifs dans des parkings existants dès lors que la hauteur sous dalle est suffisante.

Vous adaptez-vous à tout type de situations ?

Nous pouvons réaliser des parkings en sous-sol comme des parkings hors-sol. Nous répondons également aux contraintes d’exiguïté. Une parcelle étroite nécessite de creuser en profondeur. Notre dispositif ne nécessite que 2,60 mètres de largeur. Par ailleurs, nous proposons des solutions escamotables où les convoyeurs sont invisibles.

Propos recueillis par Jean-Philippe Hugron

Réactions

HOLONICTOWER | Consultant | Paris | 09-12-2011 à 18:25:00

Bravo...mais bien trop évident pour l'état d'esprit régnant en France.

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