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Cahier Spécial - Londres

Edito | Aux athlètes l'Olympe, à Londres 'business as usual' (28-03-2012)

A Barcelone, une immense chaleur catalane. A Atlanta, l’enthousiasme des 'cheerleaders' et CNN. Les horaires décalés de Sydney, pour les fans. A Athènes, une ville pleine de volontaires volontaires. A Pékin, une scénarisation extrême. A Londres, pour la 3e fois hôte de ces jeux ? Tout le monde s’en fout ! London, trop blasée ?

Londres

A part les anneaux olympiques en gare de St Pancras - et encore, c’est pour ceux qui arrivent de l’étranger - pas une bannière, pas une banderole, pas un auto-collant, pas un calicot. Et dans les pubs, c’est d’Arsenal et de Tottenham, de Chelsea et de Fulham, de Queens Park et de Charlton dont on parle, pas des qualifications pour le 1.500m nage libre.

Ce n’était pourtant pas l’ambition qui manquait au départ. A tel point que le village olympique devait être confié à de jeunes agences anglaises. Les grands cabinets ont tout récupéré. In fine, de l’ambition ne reste que celle cachée par deux échafaudages, ceux d’Anish Kapoor et de Zaha Hadid. Bref, ce n’est pas comme si ce site olympique circa 2012 faisait péter le buzz archi sur Internet.

Pour l’anecdote, les appartements du village olympique n’ont pas de cuisine. Ceci, parait-il, afin de maximaliser l’espace et loger le plus d’athlètes possible par unité pendant les deux semaines que durent les jeux. Même les Chinois n’y avaient pas pensé. Les cuisines seront rajoutées après les jeux.

De l’humour anglais sans doute.

C’est le travailliste Ken Livingstone, le maire 'rouge' de Londres, qui gagna l’organisation des jeux à Londres, au grand dam du maire rose de Paris, France.

En 2008, le conservateur Boris Johnson a emporté la mairie. C’est lui qui, en guise de contribution au projet olympique de son prédécesseur, offre à la ville, aux frais d’ArcelorMittal, l’Orbit d’Anish Kapoor.

Pour la petite histoire, cette 'tour d’observation' n’ouvrira au public qu’après les JO !!! Les locaux l’appellent 'awful tower'.

L’avenir donnera peut-être raison à l’artiste.

En attendant, la 'gentrification' d'East London est amorcée. Les projets existaient, les JO ont permis d’imposer une 'deadline'. Ce n’est au final peut-être pas le moindre de leurs mérites.

Les jeux auront coûté beaucoup plus cher que prévu malgré que Zaha Hadid elle-même ait vu son budget de piscine olympique sérieusement raboté. Dysfonctionnement du marché ou c’est la City qui tousse ?

D’ailleurs, le Daily Mail* nous apprend que la mairie de Boris Johnson installe des poubelles publiques dotées de deux écrans, un sur chaque face, qui transmettent en direct, notamment, les informations boursières. Le coût d’une poubelle de ce troisième type est estimé à £30.000 (36.000€) et il est «en grande partie financé par des entrepreneurs et des investisseurs privés». PPP à l’anglaise, direct à la poubelle !

Tout cela écrit, le moment venu, les Londoniens sauront accueillir ces jeux cosmopolites en toute politesse et tout honneur.

N’en doutons pas puisque, ainsi que le rapporte Le Journal des Flandres**, la contrebande d’alcool en direction de l’Angleterre explose depuis le début de l’année. Sachant que les spiritueux sont lourdement taxés outre-Manche, le 21 février dernier, les directions régionales des douanes de Dunkerque et de Lille ont en effet expliqué que, à l’analyse de leurs chiffres de saisies, les bouilleurs du cru londonien provisionnaient leurs stocks en prévision des JO.

Au pays du 'binge drinking', c’est le moins.

Cheers !

C’est la reine qui va être contente.

Christophe Leray

PS : Avis aux touristes : souriez, vous êtes filmés.

* Daily Mail | Calixte de Procé | 22 mars 2012
** Le Journal des Flandres | Damien Engrand | 29 février 2012

Réactions

Isa | 28-03-2012 à 21:04:00

Même IKEA s'y est mis avec ses 10000 maisons en pack montés près du village olympique, quel bon vent sur les JO God save the Queen!

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