Le Courrier de l'architecte - Retour à l'accueil Etudiant

Entrez votre e-mail pour vous inscrire

Résultat | Prix de la jeune architecture de la Ville de Lyon 2011 (05-04-2012)

Pour la 11e année consécutive, l'école nationale supérieure d'architecture de Lyon (ENSAL) et la Ville de Lyon mettent en oeuvre le Prix de la jeune architecture. Ce prix récompense cinq projets de fin d'études des jeunes diplômés de l'école. La remise officielle des prix s'est déroulée le 4 avril 2012, dans les salons de l'Hôtel de Ville. Communiqué.

ENSA Lyon | Lyon

Sélection

La mise en place des nouveaux programmes en septembre 2010 a permis de réorganiser les départements de master en créant des domaines d'études. A la fin de la licence, les étudiants s'engagent dans un parcours approfondi et se fabriquent ainsi une posture en lien avec une ou des thématiques qui leur tiennent à coeur. Il ne s'agit pas d'acquérir une spécialité mais plutôt de 'colorer' le parcours des étudiants.

Ainsi, le cycle de master est désormais structuré par neuf domaines d'études, adossés à des laboratoires ou équipes de recherche et des partenaires variés (écoles, collectivités, etc.). La deuxième année de master est composée de cinq domaines d'études.

La promotion 2010-2011 a présenté 97 projets de fin d'études en juillet 2011. Les étudiants retenus pour la participation au Prix de la jeune architecture - soit 38 projets de fin d'études - ont obtenu une note égale ou supérieure à la moyenne de leur domaine d'études. Une commission de pré-sélection s'est réunie le 13 janvier 2012 et a retenu 20 projets que le jury final était chargé d'examiner.

Le jury final, présidé par la Ville de Lyon, sous l'autorité de Gilles Buna, adjoint au Maire, délégué à l'aménagement et à la qualité de la ville, s'est tenu le 17 janvier 2012.

Afin de comparer des projets de fin d'études portant sur la même thématique, cette année, cinq prix sont décernés selon les catégories suivantes :

Catégorie stratégies et nouvelles urbanités

Anthony Bergoin : 'Epaisseur +'
Les infrastructures routières constituent un des éléments fondateurs et organisateurs de la ville. Leur échelle globale se confronte à l'échelle locale des territoires qu'elles traversent créant ainsi des espaces enclavés et une coupure linéaire morcelant la ville. Ces lieux, remplis de poésie, nous révèlent un paysage urbain involontairement produit par l'action humaine, des lieux d'errance, des lieux de rejet, des espaces résiduels que l'on retrouve de manière générique sur notre territoire. Il est question dans ce projet d'investir ces lieux en soumettant une mutation de ces espaces potentiels et d'explorer une réappropriation de ceux-ci comme support d'architecture de tissage urbain.

02(@Anthony Bergoin).jpgLaure Viti : 'Habiter un coeur d’îlot'
Le problème posé dans ce projet est celui de l'étalement urbain en France, en grande partie consécutif à la nette augmentation des réalisations de quartiers de maisons individuelles, une formule à laquelle les Français semblent majoritairement attachés. Une solution possible pour limiter cet étalement urbain serait de promouvoir un renouveau des diverses formules d'habitat intermédiaire. Ce projet de fin d'études est une réponse possible à l'étalement urbain en proposant un retour de l'habitat en ville. Le projet ne prétend pas tout résoudre, mais il s'agit de proposer une alternative à la maison individuelle.

03(@Laure Viti).jpgCatégorie architecture, ambiances et cultures constructives

Louis Bauchet, Sabrine Haddad, Julie Siol et Hsiao-Ming Tu : 'Closer-Greener, La vie à la campagne à l’Isle d’Abeau'
Interrogeant la notion de paysage consommable, le projet 'Closer-Greener' consiste en un hameau agricole dense organisé autour d'une ferme. La cohabitation souhaitée entre un écosystème fragile et l'activité humaine (habitat, production, loisirs) est l'occasion de poser la question du contexte comme matière à projet. Par une approche holistique et contemporaine, le projet vise à tirer parti des bienfaits d'une relocalisation à l'heure où l'énergie bon marché est sur le point de disparaître. La proposition architecturale qui est faite cherche à révéler la potentialité du site en respectant la géographie et la biodiversité riche du bois de Champoulant.

04(@L.Bauchet-S.Haddad-J.Siol-Hsiao-Ming Tu)_S.jpgCatégorie architecture et patrimoine

Bettina Blasquez et Matthieu Lardière : 'Mémoire Vive'
Rêveuse, mais en rien utopique, notre proposition s'inscrit dans une réalité et vient en réponse à de nombreux besoins propres au site de la Loupe. Sans vocation aucune pour une densification, une urbanisation, nous faisons de ce lieu un espace d'expérimentation pour penser la ville autrement. Avec le paysage comme fil conducteur, les éléments programmatiques viennent trouver leur place dans l'espace et dans la durée. Le projet redonne au territoire une cohérence, provoquant la rencontre entre les deux communes d'Albigny-sur-Saône et Couzon au Mont d'Or, alors orientées vers un intérêt commun, le retour à la forêt, les deux entités se connectant sans pour autant perdre leur identité.

05(@B.Blasquez-M.Lardiere)_S.jpg

Catégorie architecture & matérialité

Mylène Mathieu : 'Sur le fil ou de l’aménagement d’un bassin naturel à une architecture lacustre'
Situé en bas des balmes de Rillieux-la-Pape, au bord du canal de Miribel Jonage, le projet urbain 'Au fil de l'eau' souhaite redonner à la plaine sportive de Rillieux-la-Pape son histoire, qui est liée à l'eau puisque les lônes serpentaient ce plateau. L'eau, élément symbolique de ce site aujourd'hui oublié, redonne à ce dernier son identité dans la mesure où le tracé des lônes est reconstitué et joue un rôle structurant puisqu'elles sont supports.

06(@Mylene Mathieu).jpg

Les projets sélectionnés seront exposés à Archipel, centre de culture urbaine (maison de l'architecture Rhône-Alpes, Lyon 1er) du 27 avril au 26 mai 2012.

Pour voir les projets lauréats en détail :
http://pfe.lyon.archi.fr/2011:laureats

Réagir à l'article