Cité de la mode de Jakob + Macfarlane, blob sur Seine. Que l’on aime ou pas, force convient de reconnaître qu’il fallait 'l’envoyer' et que désormais elle existe. De plus, si quelque Parisien féru d’archi découvrait Stéphane Maupin dans le Londres tartiné par Foster et consorts - 'my name is M' - ne crierait-il pas au miracle revival ?
Edouard François et Manuelle Gautrand sur les Champs-Elysées, Rudy Ricciotti au Louvre et à Jean Bouin, les jeunes architectes révélés par la SIEMP, les incroyables gageures de Rémy Feredj à la RATP... Les projets, nous ne pouvons les citer tous.
Côté maîtrise d’ouvrage, il n’y a pas que des branquignols à Paris quand il s’agit d’architecture.
De fait, mieux le Dominique Perrault de la BNF que celui de la poste du Louvre, mieux le Jean Nouvel de la fondation Cartier que celui des tours DUO, mieux le Renzo Piano de Beaubourg que celui du TGI.
Etc.
Pourquoi la ville qui les a fait stars doit-elle pour autant repasser les plats ?
Quand sonne l’angélus - six heures, midi, dix-huit heures - ces hommes de l’art sont collectionnés et, dans le monde, les émissaires d’une carrière exemplaire.
C’est vrai quoi ! Quelle que soit l’institution, tant mieux si vous êtes aujourd’hui un architecte à succès, débordé sans doute dans une agence trop grande ou trop petite, vous aurez la chance de construire, pour l’Histoire, à Paris centre-ville.
Encore quelques années et une tour France Télé siglée OMA ; BIG est déjà à Jussieu ; pour Peter Zumthor, il va falloir se dépêcher (les bains turcs ?) ; Zaha Hadid est chaque jour un peu plus proche - ce n’est pas un bidule devant l’institut du monde arabe qui fera l’affaire -.
Le fait est qu’apparemment Paris ne crée plus aujourd’hui ses propres starchitectes comme elle le fit de mémoire d’homme. Pourquoi sinon faire appel aux braves ?
Dans vingt ans prévisibles, les projets de prestige seront alloués à Jacob + MacFarlane, Stéphane Maupin, Edouard François, Manuelle Gautrand ou Rudy Ricciotti, l’un d’eux, sans doute, pour rendre à Gadet ce qui lui appartient, revisitant le travail de DPA.
En cette ville, les files d’attente des journées du Patrimoine sont policées au possible. Silence, vous êtes filmés. La France vieillit et Paris, phare des Lumières, quelle que soit l’institution, choisit désormais, presque toujours, pour des projets conséquents - et à l’issue d’un concours légal bien sûr -, la star alibi qui rassure.
Gérontopolis !
Christophe Leray
sun7 | archi | 19-09-2012 à 23:37:00
Un appel à candidature à Paris c'est 280 dossiers reçus par la ville, 5 équipes retenues curieusement toutes issue du même sérail. malgré une gauche au pouvoir Anne josée A. (nièce de tonton chirac) y retrouverai ses petits. on pris les mêmes et on continue fermant un peu plus la porte d'accès à la commande. on donne quelques bonnes miettes aux Naja pour la bonne conscience.
Il faudrait décortiquer les jurys pour y retrouver peut être et par le plus grand des hasard les copains de candidats. Le milieu étant nombriliste et de la taille d'un village sous protection économique tout le monde se retrouve se connait.
Alors pour quoi ne pas instaurer un anonymat un tirage au sort pour participer à ce jeux. On y verrai émerger peut être de nouvelles têtes? Mathieu
Habiter et travailler sous un viaduc dans un coin déshérité du centre de Londres ? Contre toute attente, Didier Ryan, fondateur de l’agence londonienne Undercurrent Architects, en rêvait. Du rêve à...[Lire la suite]
_B.jpg)
Un client indécis, des attentes qui évoluent à mesure du projet... Une construction nouvelle ? Non, une extension avec deux chambres. Non, trois. En fait, quatre, plus une chambre d’amis. Et puis, pourquoi ne pas...[Lire la suite]
_B.jpg)
DEMEURER. CREUSER. Bassam el Okeily conçoit à partir d’un vocabulaire littéraire une maison de ville à Bilzen dans les Flandres belges. Il superpose une «façade qui raconte» et une...[Lire la suite]
_B.jpg)