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Etats-Unis | Collectif et chasse en meute : alors, architectes ou Argentins ? (16-01-2013)

Argentinian Touch aux US ? Dans le cadre du numéro été 2010 'Architecture' de la revue latino-américaine ReVista de l’université de Harvard, María Rondeau Guest, architecte, a interrogé plusieurs hommes et femmes de l’art d’origine argentine. La question d’un collectif est posée mais aussi celle d’une communauté de pensée.  

Etats-Unis

ARCHITECTES OU ARGENTINS ? TOUT UN DILEMME
María Rondeau Guest | ReVista

CAMBRIDGE, MA - En quatre décennies et deux vagues clairement différenciées, un nombre significatif d’architectes argentins ont exercé une profonde influence sur la discipline et la pratique de l’architecture aux Etats-Unis. Chaque groupe est inextricablement uni à des tendances spécifiques de l’architecture d’avant-garde d’après-guerre et peut être lié aux épisodes importants du discours architectural.

Le premier groupe rassemble des émigrés qui se sont installés au coeur des universités les plus prestigieuses et dans les principales écoles d’architecture des Etats-Unis. Parmi eux, Rodolfo Machado et Jorge Silvetti à la Faculté de Harvard, Diana Agrest à Cooper Union, Mario Gandelsonas à l’Université de Princeton, Emilio Ambasz, Rafael Viñoly et César Pelli à l’Université de Yale. Plusieurs ont été camarades d’école à l’Université de Buenos Aires et donc au Centre de Recherches d’Urbanisme de Paris à la fin des années 60, une époque déterminante de conflit social et politique en Argentine.

Sous la forte influence des théoriciens français comme Jacques Lacan, Roland Barthes et Gaston Bachelard, cette première vague d’expatriés argentins a été pionnière dans l’exploration de la relation entre architecture, sémiotique, linguistique, structuralisme et donc post-structuralisme. Auteurs prolifiques, enseignants consacrés, la première génération d’émigrants argentins a maintenu une influence dans le champ de l’architecture et sa pensée résonne encore aujourd’hui.

02(@Solomonoff)_S.jpgLa seconde vague est une génération plus récente d’architectes argentins, à la fois concepteurs et penseurs expérimentaux*. Il est important de souligner qu’à la fin des années 90 et au début des années 2000, quand tous finirent leurs études, l’Université de Columbia, l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), l’AA School of London et Cooper Union à New York étaient alors pionnières dans les champs de la computation digitale, de la construction et du formalisme architectural.

Nombre de ces jeunes architectes pratiquent aujourd’hui sur la Côte Ouest et s’inscrivent comme leurs prédécesseurs dans des circuits académiques parmi les plus influents (l’Institut des Architectes du Sud de la Californie, SCI-Arc et UCLA) ; toutefois, quelques-uns demeurent sur la Côte Est, tout en étant impliqués dans la pratique et l’enseignement (Harvard et Columbia).

L’entretien qui suit est une version éditée des réponses à une importante série de questions autour de l’idée d’un collectif argentin défini par un lien évident, par des antécédents communs et par une appartenance disciplinaire.

03(@MTTR-MGMT)_B.jpgVous considérez-vous comme faisant partie d’un collectif intellectuel d’architectes argentins dont la présence est reconnue à l’étranger et, comme tel, reconnaissez-vous l’influence de figures comme celles de Machado, Silvetti, Agrest, Gandelsonas, Pelli, Ambasz, Viñoly... dans votre décision d’étudier et d’établir votre pratique en-dehors de votre pays natal, l’Argentine ?

ROCHAS : Laissez-moi dire avant tout qu’être Argentin est une fiction réellement intéressante, un type de fiction qui me plait particulièrement. Il y a toute une histoire de mouvements littéraires qui ont tenté de définir le pays. Je crois que c’est une manière incroyablement stimulante de s’identifier soi-même. Et ceci est bel et bien la culture d’où je viens. Maintenant, à savoir s’il y a un mouvement collectif argentin : non, réellement, non. Je pense que c’est comme l’eau dans un paysage : par quelque moyen que ce soit, elle trouve le chemin jusqu’à la mer ce, en transformant le paysage à mesure qu’elle le traverse. Les raisons de notre départ sont très différentes de celles de la génération antérieure et sa trajectoire n’a pas été un point de référence. Je suis parti au moment le plus critique du Menemismo**, quand le pays vivait un essor exubérant. C’était alors un bon moment pour s’en aller. Mes prédécesseurs sont partis pour des raisons davantage politiques. Voilà qui donne un ton différent.

IBANEZ : La présence d’Argentins dans le panorama architectural des Etats-Unis est assez évidente. Je suis attentif à mes compatriotes, à leur travail, à leur influence académique (et plus encore, à leur amitié), ce qui m’a certainement permis de fonder mes propres recherches sur des critères qui ne sont toutefois pas forcément partagés et qui ne participent pas d’un modèle collectif. Cependant, nos champs d’intérêt se superposent et la production des autres m’intéresse sinon m’intrigue. J’identifierais deux facteurs qui ont agi comme déclencheur quant à la décision de vivre et de travailler ailleurs. L’un est propre à la profession : la recherche d’un environnement intellectuel différent ; l’autre, extérieur, se rapproche des conditions et du contexte dans lequel nous étions.

MAXI SPINA : Il me plait de me penser comme appartenant à une conscience collective maintenue par un groupe d’architectes - Hernán Díaz Alonso, Georgina Huljich, Florencia Pita et Marcelo Spina, pour ne citer qu’eux - qui se caractérise par une attitude critique face à l’architecture et face à la culture en général. Cette conscience collective, je pense, n’est pas exclusivement argentine et n’appartient pas non plus au royaume du dénommé régionalisme critique, mais elle se manifeste dans la conviction, parmi quelques hommes et femmes de l’art, que l’architecture a besoin de s’établir comme une profession de services sinon comme un instrument de notre développement intellectuel et culturel.

NAJLE : La notion de «collectif» a changé avec nous. Toutefois, je dirais que le processus n’a pas été et n’est pas mené de façon idéologique. Il y a un terrain commun et, au fil des ans, nous avons établi de nombreuses connexions entre nous - ce qui inclut, par ailleurs, l’acceptation tacite de nos différences qui se déploient dans les contextes variés dans lesquels nous exerçons -. Il est clair que nous avons tous été influencés par la culture née à Columbia dans les années 90 et par le développement de la computation en architecture durant la dernière décennie. Nous avons été stimulés par des motivations culturelles mais aussi par la dynamique d’un marché culturel. Notre vision est probablement moins idéologique et plus personnelle - à savoir une recherche d’auto-connaissance - que celle de la génération précédente. Nous ne «sommes pas partis» d’Argentine ; il nous intéressait d’étendre notre horizon intellectuel et professionnel. Le fait que la génération antérieure a eu du succès dans sa migration est un précédent : nous suivons un chemin qui a été emprunté et qui reste possible.

04(@HernanDiazAlonso)_B.jpgDIAZ ALONSO : Bon, non... Car cela sonnerait comme s’il s’agissait d’un effort orchestré et chorégraphié et je pense que tout cela est davantage arrivé comme un chanceux hasard. Il faut pour cela considérer différentes trajectoires : moi et d’autres venons de Rosario, où il y a une sensibilité différente de celle de Buenos Aires. Qui plus est, je doute toujours des efforts collectifs ; comme disait Groucho Marx, «jamais je ne voudrais faire partie d'un club qui accepterait de m'avoir pour membre».

PITA : Il est difficile pour moi de répondre, car le problème principal est ici de cataloguer une génération. Je pense qu’il y a beaucoup de hasard dans tout ceci. Des faits bien déterminés se sont passés et ensemble ont créé une réaction en chaîne. Je dirais que, pour le groupe que nous sommes ici, le modèle a été celui de la «transition» : Galia Solomonoff nous a parlé pour la première fois de Columbia quand elle est venue à Rosario. Marcelo a été le premier à partir, puis Hernán, ensuite moi, Juan... C’est ce qui s’appelle une réaction en chaîne. La congrégation d’Argentins à Los Angeles a eu lieu grâce à une autre université, SCI-Arc. Hernán a commencé à donner des cours, puis Marcelo, puis moi et après Alexis et Juan. Il m’est difficile de définir la relation que nous avons avec la génération précédente car elle est beaucoup moins liée à la reconnaissance d’un antécédent commun qu’à la découverte d’une nouvelle méthodologie.

MARCELO SPINA : … Peut-être, au niveau personnel ; nous partageons des expériences académiques formatives et des environnements disciplinaires similaires. Cependant, les travaux particuliers, propres à chacun, ont fait que nous nous sommes associés à des gens différents et ce, indépendamment de toute nationalité.

HULJICH : Oui, mais seulement si «collectif» signifie être en relation avec des individus d’une même génération, des individus qui ont quitté le pays à la même époque, des individus qui ont des intérêts communs et non parce qu’il y a un discours similaire qui permettrait de comprendre nos travaux. Je nous considère influents pour une nouvelle génération d’architectes, mais je ne crois pas que la génération précédente soit un point de départ. Je pense que cela à plus à voir avec le fait d’être sur la Côte Ouest.

05(@GaliaSolomonoff).jpgSOLOMONOFF : A mesure que je vieillis et que j’approfondis mon influence comme professeur, j’ai une meilleure conscience quant au fait qu’il existe un collectif argentin et j’admire les efforts de tous ceux qui en font partie, que ce soit avant ou après moi. Je reconnais les traits communs même s’ils ne sont pas si forts comme au sein d’autres collectifs comme, par exemple, le Club de Madrid. Le sentiment d’appartenance à différentes communautés s’est intensifié et je suis consciente des particularités d’être une femme argentine qui pratique l’architecture à New York. Dans notre agence, nous avons toujours un jeune architecte argentin - actuellement Ignacio Guisasola -. Je pense qu’en tant que collectif, nous combinons théorie et pratique, humeur et horreur, avec une facilité unique !

AZULAY : Je pense que nous nous sentons tous comme une part de notre propre diaspora, laquelle est bien plus importante que l’Argentine elle-même. Ceci est l’amnésie argentine. Ce que nous avons de plus patriotique est notre équipe de football. Néanmoins, il est possible de reconnaître des diasporas cycliques. Plus que d’éventuelles références, je pense que pour nous, Columbia ou New York a été un moment clef à partir duquel les connexions se sont établies. Mais il est rare que les modèles soient réellement convergents.

06(@MTTR-MGMT)_S.jpgQuel rôle a joué dans votre travail votre éducation et votre formation en Argentine ?

HULJICH : L’éducation en Argentine est excellente, je crois que nous avons été bien préparés et cela a joué un rôle très important. C’est une formation qui permet d’être hautement sélectif et de ne pas se saisir de n’importe quoi dès lors qu’il nous est présenté.

MARCELO SPINA : Mon éducation en Argentine a été terriblement importante car elle m’a donné une éthique et une rigueur que je n’aurais jamais acquises en étant étudiant aux Etats-Unis. Celui que je suis, l’architecte que je suis, est lié à mon éducation en Argentine. Nous faisons un travail prospectif mais nous construisons également ; notre expérience et notre formation sont très précieuses.

ROCHAS : Je suis un produit de l’éducation publique. Je suis de Buenos Aires et je me suis formé avec le système de l’école publique et gratuite qui a, aussi traditionnel soit-il, un potentiel incroyable. Avec le temps, il a toutefois eu ses limites et ma curiosité m’a porté à chercher à transcender ces limites en quittant le pays et en acquérant une seconde phase éducative. J’ai ainsi fait deux carrières : l’une à l'UBA et l’autre à Cooper Union, à New York. Pendant cinq ans, j’ai appris l’architecture, les cinq années suivantes, je les ai passées à déconstruire ce que j’avais appris.

AZULAY : Je suis venu à la SCI-Arc en 1993 comme étudiant après avoir été à l’Université de Buenos Aires, où l’enseignement est plus rigoureux ; chacun y développe une gestion du temps plus efficace et mécanique. Je reconnais que j’ai eu beaucoup de chance avec cet enseignement rigoureux et disciplinaire lors de mes premières années de formation. Enfin, à la SCI-Arc, j’ai travaillé avec des gens disposés à me porter au bord du précipice.

07(@MTTR-MGMT).jpgY-a-t-il un moment culturel et politique de l’histoire de l’Argentine qui a affecté votre pratique actuelle ?

ROCHAS : J’ai grandi dans un pays qui a essayé de se comprendre après vingt années de dictature et je crois qu’il continue d’expérimenter depuis lors. Il n’y a pas de meilleur laboratoire que l’Argentine. Le pays expérimente du point de vue économique mais aussi politique : quelques expériences ratent, d’autres transcendent les attentes ; l’expérimentation est continue. Je dis toujours que si l’Union Européenne fonctionne comme une utopie intégrée, elle ressemble beaucoup à l’Argentine.

SOLOMONOFF : Comme Argentine et comme immigrée, je suis toujours prête à ce que quelque chose se passe mal et que pour s’en sortir, il faudra trouver, tôt ou tard, une solution. Je pense que nous avons été conditionnés, comme enfants de la dictature, à entendre un double discours, à travailler dur et, de fait, nous attendons que la gratification arrive lors d’un futur rêvé.

NAJLE : Je reconnais la relative inconsistance de nos origines et je pense que c’est la condition politique et culturelle intrinsèque et délibérée de notre travail ; ce n’est simplement pas un manque de prise de position. Nous reconnaissons que nos spéculations pourraient être comprises comme une situation intermédiaire entre l’activisme politique - ironiquement paralysant des générations antérieures - et la vision critique, sous-développée de ceux qui ont émergés depuis lors. Le modèle, dans lequel pratique et enseignement sont parties intégrantes et indispensables de la recherche architecturale, est un modèle que j’ai appris en Argentine et que j’ai eu la chance de développer lors de mon expérience à l’étranger. Mon éducation dans différentes institutions argentines a été excellente et je vois que beaucoup de jeunes architectes d’Amérique Latine sont en train de faire des choses très intéressantes. De par le passé, la distance entre Buenos Aires, l’Europe et d’autres villes du monde paraissait créer un isolement du discours contemporain mais la communauté est désormais plus dispersée, liée et caractérisée par des intensités locales.

AZULAY : Quelqu’un a dit un jour que les Argentins aimaient leurs dictateurs. D’une certaine façon, cela signifie accepter notre ADN. En grandissant, nous avons été traités avec plus d’attention mais une étrange attention alors que nos prédécesseurs avait été jetés depuis des avions, drogués vivants, faits pour disparaître***. Nos avions de la mort étaient des créatures imaginaires, nous ne mourrions pas mais nous étions tout autant jetés dans le vide. Il y a une forme de violence invisible, intangible. Sans le savoir, nous avons hérité de ce vide et nous devions inventer notre propre espace.

María Rondeau Guest | ReVista | Etats-Unis
21-06-2010
Adapté par : Jean-Philippe Hugron

* Hernán Díaz Alonso, Juan Azulay, Pablo Eiroa, Georgina Huljich, Mariana Ibañez, Ciro Najle, Florencia Pita, Alexis Rochas, Galia Solomonoff, Marcelo Spina et Maxi Spina à l’Université Nationale de Rosario ; Azulay, Ibañez, Najle et Rochas à la UBA. La plupart d'entre eux ont été diplômés de l’Université de Columbia (à l’exception de Huljich qui a étudié à l’université de Californie à Los Angeles, UCLA ; Ibañez est diplômé de l’AA School of London et Rochas de Cooper Union à New York).
** Menemismo, politique menée par Carlos Menem, homme d’Etat argentin, président de 1989 à 1999.
*** Les 'vols de la mort' (los vuelos de la muerte) étaient une pratique mise en oeuvre par la dictature militaire en argentine entre 1976 et 1983. Les opposants au régime étaient, lors de présupposés transferts aériens, drogués et jetés dans le vide au dessus de l’océan. Selon l’édition du 28 novembre 2012 du Monde, les 'vols de la mort' vont être jugés pour la première fois en Argentine.  

Réactions

Jorge Slautsky | Architecte | Bruxelles, Belgique | 17-01-2013 à 12:06:00

Merci pour votre article. Je suis aussi un architecte argentin établi en dehors de l'Argentine. Mon Atelier d'architecture est très actif à Bruxelles depuis 1995 et plusieurs villes de Belgique, en France et bientôt en Italie. De formation argentine (Université de Buenos-Aires) je partage l'avis de mes Collègues sur la bonne formation académique. Mon site est www.slautsky-architects.be D'autres architectes argentins sont aussi actifs en Europe - France (Pablo Katz), Suisse (Dahl Rocha), Autriche (Spinadell), Espagne (Caballero, Tony Diaz) Belgique (Slautsky) - et seraient très intéressés à présenter leur production d'architecture argentine en Europe.
A votre disposition et salutations distinguées,
Jorge M. Slautsky, architecte
Atelier d'Architecture Jorge M. Slautsky
Brussels - Buenos-Aires
1093, Chaussée de Waterloo -1180 Bruxelles - BELGIUM
Tél. : 32-2-529.58.65 / Fax : 32-2-529.58.64 -GSM : 0496/24.00.82
E-mail : info@slautsky-architects.be / Web Site : www.slautsky-architects.be

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