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France | Résultats du Grand Prix la Samaritaine de la jeune photographie (05-11-2013)

Le Grand Prix la Samaritaine de la jeune photographie a vocation à encourager et à soutenir la jeune photographie internationale émergente. Il récompense, sous la forme d’une dotation de 15.000€, un lauréat choisi parmi les photographes ayant participé à la carte blanche 'Ma Samaritaine 2013'. Le jury s'est réuni à cet effet le 17 septembre 2013. Communiqué.

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La Samaritaine se prépare à renaître, transformée en un grand quartier de vie contemporain, abritant un Grand Magasin, un Palace, des bureaux, une crèche et des logements sociaux. Entièrement décloisonnée, ne gardant visible que sa structure de verre et d’acier et son décor d’origine, elle s’offre au regard dans cet état transitoire.

Dans le cadre de la constitution d’une image globale du projet, avec l’envie forte d’ancrer le projet dans l’actualité de la création et de l’expression, onze jeunes photographes se sont vus confier par l’équipe de la Samaritaine une carte blanche. Ils ont dû, après repérage, réaliser entre 5 et 25 photographies, qu’ils ont organisées à leur guise pour, à l’aune de leur regard et de leur sensibilité, s’exprimer et dire ce que le lieu faisait naître en eux.

Le Grand Prix La Samaritaine de la jeune photographie, d’un montant de 15.000 euros, récompense le travail réalisé dans le cadre de cette carte blanche 'Ma Samaritaine 2013', réalisée par 11 photographes :

  • > Oliver Aoun, France ;
  • > Clément Briend, France ;
  • > David de Rueda, France ;
  • > Tomoya Fujimoto, Japon / France ;
  • > Marion Gambin, France ;
  • > Marie Gruel, France ;
  • > Marin Hock, Belgique ;
  • > Nica Junker, Allemagne ;
  • > Marikel Lahana, France ;
  • > Philong Sovan, Cambodge ;
  • > Vladimir Vasilev, Bulgarie.

Tous les photographes ont chacun été dotés d’une somme de 3.000€ pour réaliser leurs travaux.

02(@Philong Sovan-La Samaritaine)_B.jpgLe jury, présidé par Sarah Moon et Antoine Arnault - directeur général de Berluti et administrateur du groupe LVMH -, et composé de Marie-Line Antonios - directrice générale de la Samaritaine -, Xavier Barral - éditeur, fondateur et directeur des Editions Xavier Barral -, Guillaume Foucher - galeriste, fondateur et directeur de la Galerie Particulière -, Jean-Jacques Guiony - président de la Samaritaine -, Marin Karmitz - collectionneur - et Georges Rousse - artiste, photographe -, animé par Christian Caujolle - journaliste, écrivain, fondateur de l’agence et de la galerie VU’ -, a décerné son Prix au jeune photographe cambodgien Philong Sovan.

Né en 1986 à Kandal, Philong Sovan vit et travaille à Phnom Penh. Autodidacte, il devient photographe professionnel en 2009 après avoir fait de nombreux petits métiers et s’être initié à l’image en tant que monteur vidéo. Après une année - 2012-2013 - de formation à l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière en tant qu’étudiant étranger invité, il réalise actuellement plusieurs nouveaux projets au Cambodge et approfondit des séries entamées avant sa venue en Europe.

L’espace de la Samaritaine lui a semblé trop grand, trop séduisant, trop encombré d’évidences d’images données là sous ses yeux à la première visite. Il a alors décidé de vraiment regarder. Lui qui vient de loin a senti Paris à l’intérieur du vaisseau, mais, en le regardant au travers des vitres, il a découvert un monde que seule une attention extrême permet de découvrir. Sur les vitres, des graffiti, des signes, des traces de présences mal décollées, d’inscriptions qui n’apparaissent que lorsque la lumière les frappe correctement durant un bref instant.

Il y eut une vie mystérieuse au premier plan, sur ces plans qui vous séparent de la ville et qui pourtant vous la donnent à voir, fragmentée, transformée, tour à tour irréelle et bien présente.

Il a attendu la lumière, cadré avec son habituelle précision, s’est approché au plus près en regardant pourtant au loin et il nous fait découvrir un univers insoupçonné même de ceux qui veillent depuis des mois et des années sur la Samaritaine.

La photographie comme révélation.

03(@Vladimir Vasilev-La Samaritaine).jpgLe jury a tenu à souligner l’originalité du travail de Vladimir Vasilev par une mention spéciale.

Né en 1977, à Stara Zagora, Bulgarie, Vladimir Vasilev, après des études d’ingénieur civil, se consacre à la photographie en 1998.

Concernant son projet photographique pour la Samaritaine, il est le seul à ne pas être rentré dans le bateau. Il a considéré la Samaritaine comme un îlot au coeur de Paris et il en a, longuement, fait le tour, exploré les limites, apprivoisé passants et visiteurs, voisins et anecdotes.

En noir et blanc, dans une forme bien ancrée dans la tonalité documentaire qu’il affectionne mais qu’il a ici détournée de son but. A moins que la réalité ne soit plus riche et surprenante que toutes les mises en scène et les plus invraisemblables fictions. Il a exagéré dira-t-on.

Ce n’est pourtant pas lui qui a amené une limousine blanche rallongée là, près du trottoir où dorment des sans abri, ni lui qui a collé le sticker qui transforme un fragment de l’enseigne en déclaration d’amour à Sainte Rita, patronne des causes perdues.

Ce polar réjouissant, inattendu, mené tambour battant en dit long sur sa capacité à s’amuser du réel, à le sublimer et à le mettre en forme.

04(@Vladimir Vasilev-La Samaritaine)_S.jpgL'ensemble des travaux de cette carte blanche - soit une centaine de photographies - est installé jusqu'au 24 novembre 2013 au rez-de-chaussée et au sous-sol de l’ancien Magasin 3 de la Samaritaine (67/73 rue de Rivoli, Paris 3e), construit en 1930 par Henri Sauvage dans le pur style Art déco.

Cette salle d’exposition éphémère, aménagée dans un ancien magasin portant encore les traces de sa précédente affectation, dialogue avec l’esprit de la Samaritaine voisine dans lequel les jeunes photographes ont travaillé. Elle conserve les échos - entre autres avec ses rampes d’escalier - de la splendeur architecturale qui sera mise en valeur et entièrement restaurée dans le projet de rénovation de la Samaritaine.

Les grandes vitrines du lieu conservent leur fonction originelle et sont utilisées pour annoncer l’exposition.

05(@Clement Briend-La Samaritaine)_B.jpg

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