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Iran | BIG, des bulles à la conquête de Téhéran (15-01-2014)

Yes is more ! More is Iran ! BIG - alias Bjarke Ingels Group - fait mousser son succès jusqu'à Téhéran. Les bulles du célèbre ouvrage publié pour la première fois en 2009 sont désormais accessibles au public iranien dans une traduction en persan. Le bureau culturel du Tehran Times revient sur l'événement dans son édition du 29 mai 2013. 

Média | | BIG

Contexte
Un message, depuis Téhéran ? Le récepteur est en panne. De part et d’autres, les oeillères sont de mises. Et pourtant.
L'architecture y est, comme partout, sujet de débats et de recherches. Les agences locales montrent une appétence pour les formes nouvelles. En témoignent les projets de Caat Architecture Studio, fondé par Mahdi Kamboozia et Rasha Kiani, tous deux diplômés de l'Université Azad de Téhéran.
Dans leur book, un exercice de style pour une mosquée. Le duo assure avoir «questionné le contexte pour se focaliser sur l'architecture locale, laquelle révèle, in fine, l'un des espaces primordiaux de l'architecture iranienne : la hiérarchie dans l'organisation spatiale».
«Cette façon de disposer les espaces en séquences se retrouve dans des constructions anciennes, en particulier dans les édifices religieux. En entrant, nous nous détachons de la vie quotidienne pour approcher du lieu de prière», notent-ils.
Le résultat est audacieux, entre réinterprétation de préceptes locaux et circonvolutions contemporaines.
Bref, l'architecture à l'heure de BIG ?
JPhH

YES IS MORE, LA TRADUCTION EN PERSAN DEVOILEE A TEHERAN
Bureau culturel | Tehran Times

TEHERAN - Une traduction en persan du livre Yes is More : An Archicomic on Architectural Evolution par Bjarke Ingels a été présentée durant une cérémonie, ici, jeudi [22 mai], à l’'Art Bureau' de Téhéran.

Yes is More est la première monographie dédiée exclusivement à la pratique innovante de BIG, une agence d’architectes, de designers et de penseurs située à Copenhague, travaillant dans tous les champs de l’architecture, de l’urbanisme, de la recherche et du développement.

Ali Hamidi Mohgaddam, traducteur, Aidin Aghdashlu, peintre et critique d’art, Bahram Shirdel, architecte, Amir Purya, critique de cinéma et Ahmad Zohadi, directeur de 2A Magazine étaient de la cérémonie.

02(@DR)_B.jpgAli Hamidi Moghaddam, s'exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, rappelle que la traduction lui a pris deux ans et qu’il se réjouit de voir de grands architectes et d’éminents artistes participer à la cérémonie.

Le livre se délecte d’un langage simple et l’auteur a une nouvelle vision de l’architecture, souligne Ahmad Zohadi.

Aidin Aghdashlu a fait également un bref discours et dit qu’en dépit de son langage simple, le livre fournit un contexte riche qui a besoin d’être compris. 

«J’ai aimé regarder ce livre et le lire en partie mais je ne comprends pas en quoi il peut être utile».

«L’architecture est de grande importance ; elle est considérée comme la plus grande réussite du genre humain, laquelle peut être observée de loin. Elle diffère en cela d’un petit manuscrit de la taille d’une paume de main», ajoute-t-il.

Il déclare également que «nous devons attendre et voir le prolongement du livre et si ses théories peuvent être utiles pour la société. Personnellement, je ne peux tolérer voire nos mosquées construites dans le style des mosquées du Caire ; pourquoi devrions-nous suivre leur style lequel est certes séduisant dans leur propre environnement ?», s’interroge-t-il.

Amir Purya a été le dernier à prendre la parole et, comparant le livre au cinéma, il affirme que le livre révèle les coulisses du processus de conception de bien des projets dans le monde ; c’est pour cela qu’il aura une influence sur les lecteurs.

Bureau culturel | Tehran Times | Iran
29-05-2013
Adapté par : Jean-Philippe Hugron

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