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Italie | Biennale de Venise : trop d'espace pour le Pavillon italien ? (18-06-2014)

A Venise, l’Italie logeait auparavant en bonne place à Giardini. Le temps de l’humilité arrivé, le pays hôte se retrouve depuis quelques années au fin fond de l’Arsenal, dans le Tese delle Vergini. Davide Tommaso Ferrando a proposé, dans l’édition du 7 juin 2014 d’Il Giornale dell’Architettura, son regard sur l'exposition du Pavillon, conçue par l'architecte Cino Zucchi, ainsi reléguée dans un espace, semble-t-il, bien trop grand.

Biennale d'Architecture de Venise | Divers | Venise | Cino Zucchi

PAVILLON ITALIEN : CINO ZUCCHI CHOISIT 85 PROJETS POUR PROUVER LA BONNE SANTE DE L’ARCHITECTURE ITALIENNE
Davide Tommaso Ferrando | Il Giornale dell’Architettura

VENISE - Cino Zucchi(1) a choisi le thème de la greffe pour le Pavillon italien. L’ambition est de représenter la conception architecturale entendue comme transformation de bâtiments déjà existants par une opération autonome. En effet, selon l’architecte milanais, la caractéristique principale de la culture et de la conception italiennes est «la capacité d’innover en même temps que celle d’interpréter les conditions passées».

Cette spécificité est liée à l’inévitable et constante confrontation de l’architecture italienne à l’histoire de l’environnement bâti ; comparaison qui, dans le Pavillon, est déclinée selon le point de vue difficile de la métamorphose violente, évitant ainsi le timide respect historique. 

04(@MarinaCaneve)_B.jpegLe Pavillon italien se développe sur quatre principaux espaces :

La zone 'Laboratoire Milan' retrace l’histoire des transformations qui ont donné au chef-lieu de la Lombardie son aspect actuel. Une série de dessins, de photos, de papiers imprimés et de maquettes montre clairement et efficacement les éléments fondamentaux du paysage culturel milanais.

Cet effort appréciable de descriptions se perd dans le deuxième secteur, lequel expose, via 85 écrans installés sur des boîtes noires, autant de projets récemment bâtis. Il devient alors difficile de ne pas se poser la question de l’utilité d'une sélection si vaste de projets documentés aussi superficiellement.

Un grand mur délimite la deuxième salle. En guise de décoration, une composition de collages conçue par des architectes italiens qui ont dernièrement réutilisé le dessin comme instrument d’enquête disciplinaire.

02(@MarinaCaneve).jpegAu-delà, l’ambiance est plus intime. Une série de vidéos produites en crowdsourcing(2) documente de façon captivante la grande variété de paysages urbains (et pas seulement) qui distinguent la Botte italienne.

La dernière salle, enfin, est dédiée à la prochaine Exposition Universelle de Milan qui compte parmi les sponsors du Pavillon. Cinq projets, plus ou moins convaincants, dessinent le futur de la zone qui abritera l’évènement.

Même si un abime sépare l’exposition imaginée par Cino Zucchi à celle de son prédécesseur Luca Zevi, la difficulté de remplir le grand espace du Pavillon est d’autant plus évidente encore cette année. Pour ne pas perdre le fil rouge du discours dans le Tese delle Vergini(3), ne serait-il donc pas nécessaire de réduire l’espace du Pavillon italien?

Davide Tommaso Ferrando | Il Giornale dell’Architettura | Italie
07-06-2014
Adapté par : Caterina Grosso

(1) Cino Zucchi est le commissaire du Pavillon italien de la Biennale de Venise 2014
(2) Le crowdsourcing est un modèle économique appelant à l’externalisation et/ou à la contribution de divers intervenants. Le site Wikipédia est un exemple de crowdsourcing.  Les vidéos ici présentées ont été produites par montage de plusieurs vidéos tournées par différentes personnes extérieures.
(3) Le Tese delle Vergini est le lieu qui héberge le Pavillon italien. Il fait partie des 50.000 mètres carrés qui composent l’Arsenal, restauré en 1999.

03(@MarinaCaneve).jpeg

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