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Brève | 'Pimp My Descartes' : 150 constructeurs pour relooker le campus de Marne-la-Vallée (17-07-2014)

'Pimp my Descartes', chantier collectif proposé par l'association Bellastock, s'est déroulé du 3 au 6 juillet 2014 dans les espaces publics de la Cité Descartes, le campus universitaire de Marne-la-Vallée. Mené en concertation avec les associations étudiantes, le projet a réuni 150 participants lors d'un chantier ouvert pour créer des aménagements temporaires en attendant la création d'une future place publique et ainsi améliorer la vie du campus. Communiqué.

La ville de Champs-sur-Marne et le campus Descartes ont lancé une étude urbaine afin d’améliorer leur interconnexion et d’assumer leur rôle de 'cluster de la ville durable' au sein de la politique du Grand Paris. L’atelier Yves Lion travaille sur cette étude depuis 2010 et en développe les principaux points stratégiques avant de lancer de vastes travaux d’aménagement d’ici à 2020.

Au cours de l’année 2013, un groupe d’étudiants* du DSA Projet Urbain de l’ENSA Ville et Territoire propose 'Pimp my Descartes', un projet d’urbanisation pas à pas de la Cité Descartes. Ce projet, composé de multiples actions de plus ou moins grande ampleur, séduit l’EPA Marne et l’Atelier Lion, qui en proposent une mise en oeuvre partielle.

Une série de projets est retenue pour aménager pas à pas les espaces publics du campus. Parmi eux, la création de mobiliers et d’aménagements temporaires lors d’un grand chantier collectif organisé par l’association Bellastock sur le 'Lot Y', un triangle de verdure en plein coeur du campus.

Le défi ? Réaliser des tables, un espace de réunion, un espace de jeu, une scène, des gradins, un bar... Le tout avec des matériaux réemployés : du bois issu des festivals Bellastock précédents, mais aussi des planches de séchage de parpaing et des filets d’échafaudage.

02(@DR)_S.jpgUn projet 'bottom-up'

Le terrain du projet ne comporte que peu ou pas d’aménagement. En 2020, il sera construit et il est prévu qu’une place publique en occupe le centre. Il est donc proposé de travailler dans l’interstice temporel pour commencer à créer cette future place publique et questionner son occupation.

La seule marque d’aménagement du terrain est sa topographie, qui dessine des vagues. Ce jeu de topographie est repris en créant des systèmes de plateformes destinées à différents usages. Le projet dans son ensemble consiste à aménager de nouveaux nivaux de sols et mettre ainsi en valeur la topographie du lieu.

Les aménagements créés pendant le chantier 'Pimp my Descartes' devraient rester plusieurs années. Durant ce temps, des modes d’occupation vont prendre forme, permettant aux futurs urbanistes et architectes du terrain de s’inspirer et de reprendre à leur compte les expériences de formes et d’usage créés lors du chantier collectif.

Le projet s’intègre donc dans un processus d’urbanisation de la Cité Descartes et permet de valoriser l’expérimentation comme outil de conception et de programmation urbaine, dans une stratégie de projet dite 'bottom-up'.

03(@DR).jpgLes étudiants comme 'maîtrise d'ouvrage'

Pendant 6 mois, Bellastock a travaillé avec les associations étudiantes du campus pour imaginer les futurs programmes de ce lieu. Regroupés au sein de la toute jeune AVED (Association pour la Vie Etudiante à Descartes), les étudiants se sont donc constitués comme 'maitrise d’usage' et ont défini les usages attendus par la majorité des étudiants et autres usagers de la Cité Descartes.

De ces réunions, il est sorti deux 'familles' de programmes : ceux pour des réunions collectives importantes et d’autres pour des temps de travail et d’usages quotidiens en plus petits groupes. A terme, les projets mis en oeuvre vont permettre de générer des usages et de faire germer une activité, petit à petit, par un travail collectif et collaboratif dans l’espace public.

04(@Alexis Leclercq)_S.jpgChantier in situ et in vivo

Durant le chantier pionnier, l’équipe de Bellastock a mis en place la logistique du projet et a planté les premiers piquets délimitant des parcelles d’environ 50m² par équipe.

Le premier jour du chantier a été consacré à la conception collective des aménagements. A l’aide de ficelles et de piquets, chaque équipe a conçu son projet en cohésion avec les équipes voisines. Le réseau électrique, qui fait le lien entre tous les projets, a dû également être pensé collectivement entre les 150 participants.

Le deuxième jour, les piquets ont été plantés dans le sol et la structure par solivage a été mise en place. Les premières planches ont pu être installées.

Avant la fête d’inauguration qui a eu lieu le samedi 5 juillet au soir, toutes les plateformes ont été installées et sécurisées et les mobiliers ont été créés pour que les usages soient directement expérimentés par les participants et le public lors d’un événement festif.

Le quatrième et dernier jour a été consacré aux finitions : peaufinage des mobiliers, installation des bandes de LED, sécurisation des contre-marches grâce aux filets, peinture pour donner une identité unique à l’ensemble.

Un dernier apéritif a été proposé aux participants pour admirer le lieu créé collectivement et observer le pimpage par LED à la tombée de la nuit.

05(@Alexis Leclercq)_B.jpgA propos de...

L’association Bellastock, véritable plateforme de recherche, initie des projets innovants et alternatifs autour de l’architecture, de l’aménagement du territoire et des cycles de la matière. Actlab, le laboratoire du Bellastock implanté sur le chantier de l’écoquartier fluvial de l’Ile-Saint-Denis, travaille sur l’introduction du réemploi dans la conception actuelle de nos villes. Architectes, artistes, paysagistes ou étudiants y interviennent pour tester la construction à partir de matériaux issus des rejets de chantiers.

Chaque année, Bellastock organise des festivals expérimentaux sur une thématique architecturale. Leur succès a traversé les frontières et plus de 10 pays dans le monde accueillent aujourd’hui des festivals Bellastock.

* Camille Bauve, Alexandre Clerc, Irène Laplanche et Nathalie Saleh

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