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Présentation | SPLAAR propose une mixité unique à Nantes (22-04-2015)

Sandra Planchez et son agence SPLAAR ont emporté la consultation pour un ensemble mixte original à Nantes : au sein d’un même immeuble, commerces, bureaux, logements et écoles trouveront leur place. Qui plus est, des espaces communs seront aménagés sur les toits. Quand les convictions d’une architecte croise l’audace d’une maîtrise d’ouvrage.

Notice Architecturale | Logement collectif | Bureaux | Education | Nantes | Sandra Planchez

Extérieur ville

Sur l’île de Nantes, dans le quartier de la création, l'opération s'élève entre l’école d'architecture et la future école des Beaux-Arts, à deux pas du palais de justice et de la passerelle piétonne qui le relie très rapidement au centre-ville par le tramway. C’est un des derniers terrains disponibles dans ce quartier. Il révèle des enjeux urbains architecturaux et sociaux forts dans ce grand territoire nantais en mutation.

C’est une opération qui tire son originalité et son caractère innovant dans sa programmation. Elle affiche clairement ses objectifs de double mixité : programmatique d’abord avec, à rez-de-chaussée, des commerces et une école de musique. Aux étages inférieurs, des bureaux (un niveau dans la 'tour', deux dans le bâtiment bas) et aux étages supérieurs, là où les conditions d’ensoleillement et de vue sont les plus favorables, des logements.

Sur les toits, deux très belles terrasses partagées sont créées. L’une organisée autour des usages du quotidien : planter, déjeuner, jouer, rêver... L'autre, sertie dans un écrin de verdure, pourra servir de lieu de manifestation en semaine pour les bureaux et devenir, le week-end, terrain de jeux ou de rencontre pour les habitants des maisons sur le toit.

La mixité est aussi sociale puisque certains étages seront en locatif social, d'autres en accession libre. Ainsi, ce programme souhaite faire la démonstration que l'on peut vivre ensemble en mutualisant de nombreux usages, en animant un bâtiment de jour comme de nuit. C'est un réel défi architectural et urbain et nous sommes très fiers, après une consultation de maîtrise d’oeuvre au printemps 2014, d'avoir été retenus pour le relever.

03(@SPLAAR).jpgIntérieur vie

Dans la mini-tour organisée autour d'un noyau central porteur et distributif, des commerces et bureaux se déploient au rez-de-chaussée et au premier étage puis des logements locatifs ou en accession libre dont tous, ou presque, bénéficient d'une position d'angle et d'une double orientation.

Chaque appartement bénéficie d'un prolongement extérieur. Au septième étage, une terrasse collective accessible à tous est traitée comme une véritable pièce en plein air. Elle permettra de développer un imaginaire et offrira des usages partagés. Jardin condimentaire, tables, chaises, jeux pour enfants, seront mutualisés.

Sur le bâtiment le plus bas, au-dessus des activités de commerces et bureaux, cinq appartements d'exception sont posés sur le toit jardin. Bénéficiant de très larges terrasses de plain-pied, couverts par deux sheds en métal, ils sont un clin d'oeil aux anciennes halles Alstom voisines, aujourd’hui transformées en école des Beaux-arts. Le plan urbain est orchestré par l'aménageur, la SAMOA, par les équipes d’urbanistes d’uapS et par le consultant en ingénierie environnementale Frank Boutté.

04(@AMacLean)_B.jpg«Fabriquer la trame, cultiver l’imaginaire»

Pourquoi la trame ? A partir d’une logique constructive tramée assez simple et rigoureuse, nous avons la possibilité d’offrir de nombreuses possibilités d’évolution à un projet tout en respectant les principes conceptuels mis en place au début.

A l’image de la ville américaine qui se fabrique à partir d’une grille urbaine accueillant toutes sortes d’occupations évoluant avec la densification de la ville, l’architecture est finalement plus libre quand son dispositif est davantage réglé. La trame relève donc d’un processus de fabrication plus que d’une forme pensée a priori.

Pour quel imaginaire ? Le projet #UNIK est marquée par l’insularité du site. Double insularité même puisque les deux bâtiments placés sur l’Ile de Nantes occupent l’intégralité d’une parcelle ancrée dans l’espace public. Il nous a paru nécessaire d’imaginer sur les toits des espaces collectifs impossibles à positionner en rez-de-chaussée.

Nature, respirations et micro-paysage

C’est un fait banal a New York mais difficile à mettre en place en France essentiellement pour des questions de gestion et d’entretien que les maîtrises d’ouvrage ne veulent pas se poser. Il nous est généralement demandé de concevoir des complexes végétalisés inaccessibles, comptabilisés dans les espaces verts réglementaires. Une aberration !

Ici, nous avons pu éviter cet écueil. Nous avons pensé deux jardins : 'le jardin de thé' et 'le jardin d’Eve et A'. Un cahier des charges sera mis en place par la maîtrise d’ouvrage pour les futurs acquéreurs en vue de fixer de manière précise les droits et les règles d’usage. C’est #UNIK !

SPLAAR

02(@SPLAAR).jpgFiche technique

Nantes : Ile de Nantes, place des Erables
Aménageur : SAMOA
Urbaniste Ile de Nantes : uapS
Maître d’ouvrage : REALITES Promotion
Equipe de maîtrise d’oeuvre : SPLAAR / Bureau Michel Forgues économiste / INEX fluides environnement / CE ingénierie structure / La Terre Terme paysage / Socotec BC / Ecofluide acoustique
Mission conception et mission réalisation partielle
Cout prévisionnel : 6.700.000€ H.T.
SDP : commerces bureaux activités logements 4.900m²
Phase PRO/ DCE
Label Habitat et Environnement, RT 2012
Consultation lauréate février 2014 / Livraison prévue 2017

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