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Notice | SUD, un exercice de Steel (30-09-2015)

Apsys et SUD, en collaboration avec l’Atelier Rivat, désignés lauréats du concours organisé par l’EPASE (Etablissement Public d’Aménagement de Saint-Etienne) pour la réalisation de 70 000 m² de commerces et loisirs sur le site du Pont de l’Ane-Monthieu à Saint-Etienne. Les travaux démarreront début 2017 pour une ouverture prévisionnelle au second semestre 2018. 

Commerces et hôtels | Loire | SUD Architectes

Contexte et objectifs

Outil commercial et urbain inédit, STEEL a été inspiré par l’histoire de Saint-Etienne et la dynamique de mouvement qui anime la cité du design. Clin d’oeil au diminutif que lui donnent ses habitants (« St E »), le nom du projet, STEEL (acier en anglais), rend hommage à la tradition d’excellence et de transformation de la ville, tout en évoquant l’expérience client que le site offrira. STEEL, c’est un style de vie et de nouveaux usages.

Situé le long de l’A72 et sur la principale entrée de ville de Saint-Etienne, STEEL sera un objet architectural fort, très contemporain ! Sa toiture spectaculaire jouera avec les lignes du paysage stéphanois, tout en soulignant les vues vers le centre ville. Autre élément marquant de son identité, les façades seront habillées d’une résille métallique et lumineuse créée spécialement par Joran Briand, l’auteur de la résille du Mucem. Réalisée en aluminium recyclé avec un procédé constructif unique, elle sera un symbole du savoir-faire industriel de Saint-Etienne.

Signal et vitrine pour la ville, STEEL viendra rejoindre les emblématiques Musée d’Art Moderne et stade Geoffroy Guichard dans le panorama visuel offert aux automobilistes, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité de Saint-Etienne. Le projet déploiera un haut niveau de performance environnementale : la faisabilité d’un système de chauffage par géothermie minière est notamment à l’étude, en partenariat avec l’Ecole des Mines de Saint-Etienne

02(@SUD)_B.jpgApproche urbaine : Créer un quartier, créer du lien

Cette ZAC couvre 66 hectares, répartis sur les communes de Saint-Etienne (49,7 hectares) et Saint- Jean-Bonnefonds (16,3 hectares). Une position stratégique en entrée de ville, une bonne visibilité depuis l’A72 et un paysage à révéler, la ZAC Pont de l’Âne-Monthieu poursuit deux objectifs essentiels : requalifier durablement cette entrée de ville majeure à l’est de Saint-Etienne et renforcer l’attractivité commerciale de l’agglomération.

Deux constats ont guidé la conception globale :

  • > Le site étant au centre d’une organisation urbaine morcelée et en même temps ultra connectée au réseau viaire, l’objectif sera de créer des liens entre des lieux coupés géographiquement.
  • > Le terrain étant en contre bas de l’autoroute A72 avec des vues plongeantes sur le futur projet et au delà vers les grands paysages (Parc du Pilat, les Crassiers...), l’opportunité est donnée de créer un évènement innovant en toiture qui se démarquera des centres commerciaux classiques à toitures techniques horizontales.

Sur la base du plan guide de l’agence SEURA, l’aménagement urbain s’appuie sur qautre axes forts :

  • > Axe du design : dévolu aux modes doux, il met en relation la passerelle de l’esplanade Nord au magasin IKEA.
  • > Le vallon Diagonal : positionné sur la faille des aléas miniers, ce vallon est constitué d’une diagonale verte, support d’une diversité d’usages sportifs et récréatifs.
  • > Sur la rue Emile Zola, l’animation est créée par les bâtiments «plots» détachés les uns des autres afin de créer des percées transversales vers l’intérieur de l’ilot.
  • > Le long l’autoroute, sont positionnés les plus grandes surfaces, coiffées d’une grande toiture continue qui vient unifier l’ensemble.

03(@SUD)_S.jpgUn concept architectural fort : une toiture le long de l’autoroute qui joue avec le paysage

Le concept du projet est directement lié à une réflexion profondément ancrée au territoire stéphanois. Elle a débuté par une analyse géographique, faite d’une topographie marquée, et d’horizons qui varient en différents plans de lecture.

C’est aussi l’artificialité de certains éléments forts du paysage, devenu patrimonial et symbolique, qui fabrique des lignes et des plis. C’est l’intérêt d’une histoire industrielle importante qui a transformée la matière, en utilisant aussi des outils toujours à la pointe de leur époque, pour fabriquer des objets innovants.

04(@SUD)_B.jpgC’est la découverte d’un style, d’une image qu’elle renvoie dans sa sensibilité à l’audace et à l’élégance du design. Le site en pente, l’autoroute, le besoin de signaler, l’échelle du projet… ont amené l’ambition de respecter la lecture de cet horizon en le laissant visible et sans trop le perturber, mais aussi en fabriquant un évènement suffisamment marquant pour indiquer une destination.

Les lignes artificielles que fabriquent les crassiers dans l’horizon, ont permis de constituer un écho aux lignes et plis que l’on retrouve dans la fabrication des rubans, car chacun renvoie chacun à une histoire forte de la transformation de la matière.

Cette répétition de bandes répond à des besoins architecturaux forts. Cela invite à jouer sur des décalages qui montent vers le ciel et d’autres qui vont chercher le sol. La variation douce de ces décalages permet de réaliser un objet intrigant qui change selon les points de vue et qui fabrique un effet cinétique lorsque l’on roule sur l’autoroute.

Le recouvrement de chacun de ces éléments renvoie aux savoir-faire de Saint-Etienne dans l’art et la création d’objets parfaitement maîtrisés tout en révélant en même temps une grande sensibilité plastique.

05(@SUD)_S.jpgUne façade unitaire et design le long de l’A72

Ces bandes tramées viennent s’ancrer aux pieds de l’autoroute en une ligne directrice forte. Puis, elles se retournent en toiture, parfois en se dissociant pour marquer un cadencement régulier de plis et de décollements successifs. Une envolée plus importante du tramage s’exprime dès l’extrémité sud du système, pour marquer une émergence, un appel fort, concentrant les activités de loisirs en étage, et constituant un véritable belvédère sur la ville et le grand paysage. Cette géométrie exprime une idée de double mouvement : au-delà d’une certaine pente, les lames sont disjointes, alors qu’en-deçà, elles sont lissées et plus douces.

Ce double mouvement, à la fois puissant et doux, en écho avec les lignes d’horizon du grand paysage, répond également à des fonctionnalités précises :

  • > Venir envelopper le couloir de livraison des moyennes surfaces demeurant ainsi invisible depuis l’autoroute,
  • > Amener de la lumière naturelle au sein des cellules commerciales par l’intermédiaire de pans inclinés vitrés,
  • > Couvrir les parties techniques de toitures en les dissimulant complètement,
  • > Créer un large auvent unificateur sur le mail piéton, commercial.

Cette toiture est constituée d’une maille poreuse parfaitement adaptée aux usages évoqués, dont celui séduisant de filtrer la lumière au droit du mail. Le motif et ses extensions, pensés par Joran Briand, donneront le ton à l’identité visuelle graphique de l’ensemble de ce lieu de destination.

SUD Architectes

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