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Diplôme | Tenerife, l'île et le monde, l'île monde (11-11-2015)

«A cette époque-là toutes mes connaissances en géographie se limitaient à l’existence de mon île. J’avais appris à la crèche comment dessiner son profil anguleux. Pendant toute ma vie, la plénitude de cette forme triangulaire, finie, dissociée de tout autre contexte, devait me hanter là où j’irais. C’est pour cela que je suivis d’un air méfiant le contour de cette forme étrangement ouverte sans y retrouver aucun rapport. Je me retournai vers mon père sans comprendre : Où est Tenerife ? Elle n’est pas là. Je ne l’y retrouve pas», écrit Yusti G.Herrera qui fit de son île natale le sujet de son projet de fin d’études présenté, en 2013, à Paris-Malaquais. 

France

Formé à partir d’un récit naviguant entre mémoire analytique et récit biographique, ce projet propose la transformation de la relation entre l’île de Tenerife et le monde. Partant d’une situation existante où le global s’impose sur le local, Yusti G.Herrera nous propose une approche analytique, construite tantôt à partir d’éléments poétiques du quotidien insulaire, tantôt à travers des concepts issus du marxisme économique, permettant de détecter des opportunités de projet qui génèrent des chances pour l’île de renégocier son rapport avec les forces de l’économie mondiale.

02(@YGomezHerrera)_S.jpgTraditionnellement, la capacité de l’architecture à transformer la société a longtemps été sujette à débat. L’auteur ajoute une nouvelle approche à cette discussion : L’architecture ne serait pas une discipline isolée, elle dépend directement du Milieu qui la produit, de ses contraintes et de ses capacités.

Il imagine une nouvelle approche du tourisme, le secteur économique stratégique de l’île, dans laquelle cette activité ne serait plus contrôlée par le lobby des tour-opérateurs mais par l’insulaire, à travers un système de transformation des typologies des maisons existantes permettant d’accueillir chez soi les touristes, tout en créant un système productif qui permette la réutilisation des déchets produits par le tourisme de masse à Tenerife. C’est ainsi qu’il donne lieu à la possibilité d’un rencontre entre les iliens et les voyageurs, une rencontre qui devient un enrichissement mutuel.

03(@YGomezHerrera).jpgIl s’agit de réfléchir à tous ces territoires mis à l’écart dans les périphéries du système-monde capitaliste, envisageant la construction d’un nouveau discours centré sur les réalités locales, au lieu de réutiliser les discours qui font de ces territoires des îles éloignées, des banlieues du monde, des ruelles sans issue.

Yusti Gomez Herrera

04(@YGomezHerrera).jpg

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