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Présentation | FUSO, pour provoquer... la commande ! (25-05-2016)

Fuso n’est pas une agence comme les autres. Plutôt jeune, elle s’arme d’ores et déjà pour l’avenir ; parmi ses associés : un avocat, histoire de bien ficeler ses contrats. Ne reste plus alors, dans un contexte morose, qu’à provoquer la commande… et de faire montre d’un bel esprit d’entreprise. Retour sur un premier projet exemplaire et sur une stratégie de conquête.

Bureaux | France | FUSO

C’est, à dire vrai, un pied mis à l’étrier. FUSO compte, parmi ses associés, Jérôme Balas ; l’agence a pu travailler pour l’entreprise familiale de ce dernier et concevoir un projet dont l’enjeu était de revoir l’organisation de plusieurs de ses filiales et, chose peu commune, de transformer une plateforme logistique en espace tertiaire.

D’un lieu profond, haut sous plafond, particulièrement inadapté  pour abriter des bureaux, FUSO a fait un endroit des plus fonctionnels en profitant notamment de la présence de deux patios situés à l’étage supérieur.

Restait, outre des questions de lumière, à gérer la segmentation de l’espace et, d’un point de vue technique, à localiser de  bons reports de charge. Pour ce faire, des cellules, aux allures de jolies maisonnettes, ont été imaginées, le tout préfabriqué en filière sèche.

02(@ClementGuillaume)_S.jpgS’il y avait un «enjeu démonstratif» pour la maîtrise d’ouvrage qui souhaitait illustrer à travers ce projet ses compétences, il en est allé aussi du savoir faire de FUSO, qui, d’un programme a priori ingrat, a su transformer l’essai pour en faire un exemple de reconversion, mais aussi un exemple programmatique.

En amont du projet, les associés ont pu travailler au concept mais aussi au programme. «Nous avions l’opportunité de créer une nouvelle façon de travailler et d’avoir un échange différent», assure Daniel Garcia Lopez, associé. «Ce qui nous paraissait important était d’expérimenter le flex-office et de ne pas le considérer comme le couteau suisse de l’organisation managériale», reprend Jérôme Balas.

03(@ClementGuillaume)_S.jpgEn participant à la réalisation du cahier des charges, FUSO a pu collaborer avec le comité d’entreprise,  réaliser bon nombre d’entretiens et appréhender ainsi la façon de travailler de l’ensemble des collaborateurs.

«Nous avons alors évalué les besoins matériels et défini différents types de postes de travail», explique Daniel Garcia Lopez. De surcroît, le flex-office impose d’autres critères : pas de caissons, ni de cloisons. Au mieux, un mobilier métallique pour aimanter quelques documents. «Il faut ainsi revoir la question du rangement et revoir les accès à l’espace. Il faut en outre penser des espaces ‘tampons’, des lieux de rencontre et quelques coins, à l’écart, pour plus de confort», précise Jérôme Balas.

Voilà qui permet donc à l’agence de disposer d’une belle référence en la matière. Pour autant, FUSO s’attache aussi à «la recherche prospective».

04(@ClementGuillaume)_S.jpgUne approche transversale du métier

«Nous cherchons à développer une approche transversale notamment sur le métier de la surélévation. Il y a un véritable potentiel mis en place par la loi ALUR», explique Jérôme Balas.

«Nous constatons que beaucoup de copropriétés cherchent des revenus supplémentaires pour financer des travaux ou réduire ses charges. Il s’agit aussi de participer à la rénovation énergétique de ces immeubles. Nous souhaitons donc réunir toutes les compétences afin de monter ces opérations en étant suffisamment en amont des questions économiques», poursuit-il.

Selon FUSO, si, sur ce point, la loi ALUR est restée encore lettre morte c’est sans doute parce qu’aucun acteur ne réunit les compétences sur un délai aussi court ; «la surélévation est une question de temps et de prise de décision rapide», assurent les deux associés. Aussi, l’agence présente d’ores et déjà «un groupement de compétences» associant promoteur/investisseur, BET et entreprise de construction. Bref, une méthode nouvelle pour surélever certes, mais pour en sortir grandi aussi.

Jean-Philippe Hugron

05(@ClementGuillaume)_S.jpg

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