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Actualité | Et les commissaires de la prochaine biennale d'architecture de Venise en 2018 sont... (18-01-2017)

...inconnues ! Ou presque. Ou pas vraiment. Mais tant mieux ! Le commissariat de la prochaine biennale d'architecture qui doit se tenir du 26 mai au 25 novembre 2018 a été confié à deux femmes, Yvonne Farrell et Shelley McNamara. Qui sont-elles ? Que promettent-elles ? De nouvelles 'nouvelles' ?

Biennale d'Architecture de Venise | France

Voilà une annonce qui change du redondant star-système à moins que, cette fois-ci encore, elle ne précède de quelques jours la remise d'un Pritzker Prize à ce même duo… En quelques mois seulement, Alejandro Aravena avait soufflé la prestigieuse distinction après avoir obtenu la vertigineuse mission d'organiser l'événement vénitien.

Yvonne Farrel et Shelley McNamara sont cependant un peu moins médiatiques que l'éméché Chilien. Peut-être le nom de leur agence est-il plus connu : Grafton Architects.

Fondé, à Dublin, en 1977, le bureau a obtenu un lion d'argent, en 2012, lors de la biennale d'architecture de Venise orchestrée par le célèbre anglophone germanophile, David Chipperfield. Le duo n'est donc, en fin de compte, pas si inédit de ce côté de la lagune.

L'agence s'est aussi illustrée, en décembre, dernier, en remportant le RIBA International Prize pour l'université d'ingénierie et de technologie de Lima.

Par un curieux hasard – pour les dupes ? –, vingt-quatre heures avant que le nom des deux commissaires ne soit avancé, le Guardian publiait justement un article à propos des concepteurs de ce bâtiment universitaire présenté pour l'occasion comme «the best new building in the world».

L'étonnant mastodonte de béton, positionné en marge d'une voie express de la capitale péruvienne, avait de quoi séduire une scène britannique schizophrène, promettant à la destruction ses monstres modernistes et cédant, par la même occasion, à un «brutalist revival». L'architecture imposante de cet équipement - «une échelle héroïque», selon ses conceptrices – incarne, à elle seule, une face de cette étrange dualité contemporaine.

L'agence qui ne compte que 25 collaborateurs travaille en Irlande, en Angleterre...a construit au Pérou et promet la réalisation de projets dans le monde entier… y compris en France. Le duo irlandais affiche deux prestigieuses commandes dans l'hexagone : l'université d'économie à Toulouse et l'Institut Mines-Télécom à Saclay, deux bâtiments bien moins expressifs que ceux dont elles promettent la livraison prochaine.

«Alors qu'elles donnent souvent, ensemble, des conférences, elles ne s'adressent généralement qu'à d'autres architectes. Elles recherchent désormais à élargir leur public», précise un article du Irish Time à leur sujet daté du 16 septembre 2016. «Voilà qui est très important pour nous car, de façon générale, les gens pensent que l'architecture est faite pour les riches et qu'elle n'a rien à avoir avec eux ; ce qui est dommageable», précisait alors Shelley McNamara.

La position semble suffisamment forte pour qu'elle conduise, entre autres, les organisateurs de la Biennale de Venise à se tourner vers elles pour le commissariat de la prochaine biennale.

«L'exposition d'Alejandro Aravena a offert aux visiteurs un panorama critique sur l'évolution de l'architecture dans le monde et a souligné combien il est important qu'une demande qualifiée émanant d'individus ou de communautés trouve une réponse efficace. L'architecture a vu son rôle d'instrument civil et sociétal en vue d'organiser des espaces où vivre et travailler, confirmé. Sur cette même lancée, Yvonne Farrel et Shelly McNamara poursuivront le thème mais du point de vue de la qualité des espaces publics et privés, des espaces urbains, du territoire et du paysage. Les commissaires, connues pour le raffinement de leur travail, sont également appréciées pour leur intense activité didactique et leur capacité d'impliquer et de fasciner les nouvelles générations», précise Paolo Baratta, président de la Biennale.

Le propos reste bien général mais il y a encore plus d'une année pour l'affiner. A suivre donc avec curiosité.

Jean-Philippe Hugron

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