Pour le refuge Tianzhushan (province de l’Anhui, Chine), les architectes d’Archiplein ont mis en oeuvre une «philosophie de la disparition» inspirée de l’iconographie chinoise. Résultat : composé de plis et déplis en écho à la topographie, l’infrastructure touristique, en partie invisible, se fond dans son paysage. Présentation.
Le Refuge Tianzhushan se situe dans la province de l’Anhui, dans l’environnement naturel pur et calme d’une des cinq montagnes sacrées taoïstes de Chine. Fier de cette spécificité, le gouvernement local tente de développer un réseau d’infrastructures touristiques respectueuses de ce paysage.
Pour établir la nouvelle relation entre le bâtiment et ses environs, le projet prend référence dans l’iconographie classique chinoise. Dans ce type de représentation, le bâtiment et la nature ne sont pas deux systèmes mis en concurrence mais ils représentent un tout harmonieux.
L’architecture n’est pas le sujet majeur de la composition, bien au contraire, elle reproduit en tous points la forme et les couleurs de son contexte en suivant le mouvement général du paysage.
L’implantation illustre cette philosophie de la disparition en définissant le bâtiment comme la continuité de la topographie existante et en minimisant son impact sur la montagne adjacente.
Le bâtiment se plie dans un mouvement naturel et définit une série de facettes. En accord avec la topographie, il se compose de deux niveaux. Le plan du sous-sol est connecté aux éléments naturels; il est à la fois ancré dans la roche et organisé en longueur le long du rivage. Au rez-de-chaussée, le programme se divise en deux entités. Une zone publique, connectée au sous-sol, comprend le hall d’entrée, la salle principale et l’ensemble des services. Une zone privée, localisée dans un second corps de bâtiment, abrite les dortoirs. Sur le plan de masse, seule la partie centrale du bâtiment est visible tandis que les deux autres sont entièrement recouvertes par la pente.
La matérialité de l’ensemble est délibérément simple. Bambou et béton sont mis en oeuvre de manière assez brute, sachant que le processus de construction, contraint par un accès difficile au site, a un impact conséquent sur l’aspect du bâtiment. En effet, le site est perdu au sein une montagne vierge uniquement accessible par un sentier piéton. L’ensemble de la construction sera d’ailleurs réalisée par des travailleurs locaux.
Archiplein
Fiche technique
Architecte : Archiplein
Programme : maison de thé, restaurant, dortoirs.
Localisation : montagne Tianzhushan, Anhui province, Chine
Client : Gouvernement de l’Anhui
Année : 2009
Construction : décembre 2010 - 2011
Surface : 850m²
Budget : 6.000.000 RMB
Archiplein
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