Neighborhood Arrangement #2 : Circle, 2009
Depuis le 11 octobre 2012 et jusqu'au 17 mars 2013, cinq designers papier - Ingrid Siliakus, Mathilde Nivet, Stéphanie Beck, Béatrice Coron, Peter Callesen - sont invités par la Cité de l’architecture & du patrimoine à mettre à l’honneur l'art du papier. L'exposition 'Architectures de papier' accompagne le public pour un tour du monde à travers des reproductions en papier de bâtiments emblématiques...
Historiquement, l'architecture de papier désigne des projets d’architecte, dessinés ou gravés, réalisés ou non et dont certains seront publiés comme modèle et source d’inspiration. A la fin du XVIIe siècle, l’imagerie populaire diffuse partout en Europe des maquettes d’édifices célèbres en papier à découper et à coller pour distraire les enfants. Remarquables pour le rapport qu’elles entretiennent entre la deuxième et la troisième dimension, ces maquettes à découper se révèlent un magnifique support pour sensibiliser les amateurs à l’art de construire.
Au XVIIIe siècle, les pédagogues des Lumières encourageront ces jeux de construction inspirés de la tâche de l’architecte, développant l’habileté manuelle et la patience. Comme l’imagerie d’Epinal qui éditera la célèbre série 'Le petit architecte'. C'est aussi en 1925, que le Bauhaus de Josef Albers et László Moholy-Nagy intègrera dans l'enseignement de l'architecture des jeux de découpage et de pliage afin d’encourager la créativité des étudiants.
Puis, l’architecte et professeur japonais Masahiro Chatani introduira, dans les années 80, l’architecture origamic, un art du papier inspiré de l’origami (l’art du pliage) et du kirigami (l’art du papier découpé japonais) qui, à partir d’une feuille unique par un jeu de pliage et de découpage, crée une architecture en volume.
Chrysler building, 2010Les designers invités - Ingrid Siliakus, Mathilde Nivet, Stéphanie Beck, Béatrice Coron et Peter Callesen - partagent le choix du matériau papier, la thématique de l’architecture et la poésie de la lumière sublimée par les jeux d'ombre.
Chacun d’eux s’illustre par une technique particulière dans l’art de découper et de plier le papier.
Leurs constructions, réelles ou fictives, leurs villes imaginaires, révèlent la puissance de l’architecture comme source d’inspiration de la création contemporaine.
L’exposition 'Architectures de papier' plonge le visiteur dans ce monde de papier : un petit tour du monde à travers les architectures origamic d’Ingrid Siliakus, puis les sculptures tragiques et romantiques de Peter Callesen, les villes imaginaires de Béatrice Coron, les villes géométriques peuplées d’édifices perforés de Stéphanie Beck et les façades urbaines de Mathilde Nivet.
Les designers invités
D’origine néerlandaise, Ingrid Siliakus s'inspire des maquettes d’architecture origamic du japonais Masahiro Chatani et s’initie à sa technique qui consiste à créer un objet à partir d’une feuille unique avant de réaliser ses modèles qu’elle emprunte à l’histoire de l’architecture hollandaise, au monde et aux dessins du célèbre magicien de l’espace, M.C Escher.
Formée à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré, depuis son projet à base d’enveloppes, Mathilde Nivet sera séduite par le charme du papier et l’adoptera pour ses illustrations et installations qu’elle réalise pour des évènements éphémères. Passionnée par l’urbanisme et la ville, elle utilise, entre autres, la technique du pop-up pour représenter l’architecture en trois dimensions et à grande échelle.
Dream City, 2009Les villes sculptées de Stéphanie Beck sont inspirées directement des paysages urbains et des architectures parcourus lors de ses voyages autour du monde. D’origine américaine, elle peint et construit des maisons dès son enfance. Le papier se révèle être son matériau d’adoption. Ainsi fait-elle surgir des volumes protéiformes qu’elle assemble et réinvente des plans de villes à mi-chemin entre rêve et réalité.
Née en France, Béatrice Coron vit et travaille à New York. Ses histoires sont découpées dans du tyvek, ce textile non tissé qui, à l’oeil et au toucher, ressemble singulièrement au papier ; réputé indéchirable, elle peut ainsi sculpter des images de grand format chargées de détails et ciselées comme de la dentelle. Elle invente des villes et des mondes où elle raconte des histoires libres d’interprétation. Une partie de ses oeuvres appartient aux collections du Metropolitan Museum of Art à New York, la National Gallery of Art de Washington ou le Getty Museum à Los Angeles.
D’origine danoise, Peter Callesen a suivi des études d’architecture et d’art. A partir de feuilles blanches de format A4 et à l’aide d’un couteau, il sculpte un objet en trois dimensions dialoguant avec le vide de la forme découpée en deux dimensions. Ses créations révèlent une véritable maîtrise de l’espace et de la technique de découpe. De sa forte sensibilité, d’une feuille qu’il dit «neutre», il livre une image, parfois grave ou emprunte d’humour, mais toujours fragile et fascinante.
Exposition conçue et produite par la Cité de l’architecture & du patrimoine / Direction des publics
The short distance between Time and Shadow, 2012Informations pratiques :
Cité de l'architecture & du patrimoine | Palais de Chaillot
1 place du Trocadéro | 75016 Paris
T. 01.58.51.52.00
www.citechaillot.fr/fr/expositions/expositions_temporaires/
Salle Viollet-le-Duc
Ouverture : tous les jours, sauf le mardi, de 14h00 à 18h00
Stages 'ouvrier', de 'première pratique' ou de 'formation', les stages précédant l’expérience professionnelle pour l’obtention de l’HMONP, généralement conduits entre juin et septembre,...[Lire la suite]
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Othman Mikou est étudiant en 3e année à l'ENSA Paris Val-de-Seine. Son projet Magenta consiste en un périple au travers de 19 pays en 10 mois afin d'étudier architectures symboliques, vernaculaires et...[Lire la suite]
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